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Présentation Madagascar et Diego-Suarez
Présentation Madagascar et Diego-Suarez
Histoire Cultures et Traditions
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Présentation de Madagascar
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REPOBLIKAN'I MADAGASIKARA
TANINDRAZANA - FAHAFAHANA - FANDROSOANA

 

La République de Madagascar est un État insulaire, situé dans la partie occidentale de l'océan Indien. Sa capitale est Antananarivo (Tananarive).      
 
Le drapeau malgache a trois couleurs (rouge, blanc, vert) qui renvoient toutes à un symbole. Le rouge symbolise la souveraineté, la force de l’Etat malgache. Le blanc, lui, renvoie à la pureté de cœur et à la loyauté des Malgaches alors que le vert est synonyme d’agriculture, de biodiversité (l’Ile renferme des plantes et des essences qu’on ne retrouve nulle part ailleurs), mais aussi d’espoir.

Madagascar, de son vrai nom malgache Madagasikara, fut séparé de l'Afrique il y a 120 millions d'année. 4ème plus grande île au monde après le Groenland, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et Bornéo, Madagascar est une île montagneuse. Elle se situe dans l'océan indien à l'est de l'Afrique, à 9 000 km de la France. Il faut 11 heures d'avion pour relier les 2 pays.

Madagascar à pour voisin l'Afrique (400 km, séparé par le canal du Mozambique), les Comores au nord (300 km), les Seychelles au nord-est (930 km) et l'île de la Réunion à l'est (800 km). L'île est traversé par le tropique du Capricorne aux environs de la ville de Tuléar (au sud).

Madagascar possède 5 000 km de côtes (avec de très belles plages) pour une superficie de 592 000 km² soit la grandeur de la France et de la Belgique. 1600 km sépare le nord du sud et 600 de l'est à l'ouest dans sa plus grande largeur.
A noter que malgré une pauvreté ambiante, les malgaches sont prévoyants et honnêtes. * L’emblème du pays est composé d’un bœuf pour signifier l’importance de cet animal pour les Malgaches, d’une rizière (le riz est l’aliment national) de six petites barres représentant les six provinces du pays, d’épis de blé et du "Ravenala Madagascarincia" ou arbre du voyageur qu’on ne trouve qu’à Madagascar. Cet arbre du voyageur est également l’emblème d’Air Madagascar. La devise du pays est "patrie, progrès, fierté".
Religion pratiquées à Madagascar, protestante réformée, catholique, adventiste, orthodoxe, évangélique et l'islam.


Généralités et chiffres (Les données statistiques remontent à 2005.)
Capitale : Antananarivo (Tananarive)
Population : 18 040 341 habitants.
0-14 ans: 44,8%; 15-64 ans: 52,1 %; + 65 ans: 3 %
On y dénombre 18 peuples appelés "Ethnies" qui sont avant tout des malagasy.
Superficie : 587 040 km²
Densité : 30 hab./km²
Frontières terrestres : 0 km
Littoral : 4 828 km
Extrémités d'altitude : 0 m > + 2876 m
Espérance de vie des hommes : 54,57 ans
Espérance de vie des femmes : 59,4 ans
Taux d'accroissement naturel : 3,03 %
Taux de natalité : 41,66 ‰
Taux de mortalité : 11,35 ‰
Taux de mortalité infantile : 76,83 ‰
Taux de fécondité : 5,7 enfants/femme
Taux de migration : 0 ‰
Indépendance : 26 juin 1960
Routes : 50 000 km (dont 5000 goudronnés)
Voies ferrées : 893 km
Voies navigables :
Nombre d'aéroports : 130 (dont 29 avec des pistes goudronnées).

Présentation de la Province d'Antsiranana
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La province d'Antsiranana se trouve à l'extrême nord de la Grande île. Elle comprend la région de SAVA (Sambava, Andapa, Vohemar, Antalaha) à l'Est et celle de DIANA (Diego-Suarez, Ambilobé, Nosy-Bé, Ambanja) à l'Ouest.
Ses habitants occupent une superficie de 49.000 km2.
Baignée à l'Est par l'Océan Indien et à l'Ouest par le Canal du Mozambique, elle est limitée par la province de Toamasina au Sud-est et celle de Mahajanga au Sud-ouest.
La province d'Antsiranana est divisée en deux préfectures : Diego-Suarez et Antalaha.

Ses sept sous-préfectures ou Fivondro-nampokontany, quant à elles, comprennent : Antsiranana II, Ambilobe, Nosy-Be, Ambanja, Vohemar, Sambava et Andapa.
Les sous-préfectures elles-mêmes sont divisées en communes rurales et communes urbaines. A la base de ces structures décentralisées les fokontany continuent à jouer des rôles prépondérants.

La deuxième plus grande baie du monde. Vous aussi, vous apprécierez le charme de la capitale de la province DIANA, une ville de près de 100.000 habitants au climat tropical mais bien ventilée, qui s'endort au milieu de la journée mais s'anime le matin et en fin d'après-midi, jusque tard dans la nuit dans les bars et les discothèques.
Les sportifs et les amoureux de la nature seront particulièrement comblés. Des activités nautiques et des randonnées terrestres leur permettront d'accéder aux sites exceptionnels de la région, que les seniors pourront également découvrir en véhicules tous terrains.
Quels que soient votre âge et votre budget, Diego-Suarez a tout ce qu'il faut pour vous séduire. Vous ne regretterez pas votre visite et, comme les marins, vous y reviendrez.
Pour un séjour inoubliable, prévoyez environ 40 Euros par jour et par personne (+ 15 Euros si vous êtes seul). Vous pourrez néanmoins dépenser moitié moins si vous le souhaitez, avec toutefois moins de confort et moins d'activités touristiques.

Sachez aussi que les meilleures périodes pour visiter Diego-Suarez sont de mars à juin et de septembre à novembre. Pendant la saison des pluies, de décembre à février, il ne pleut pas beaucoup mais il fait chaud et humide. En juillet et août, il y a beaucoup de vent et les activités nautiques sont déconseillées.

 

 

 

  L’Activite Agricole
 

Compte tenu de la bonne pluviométrie, des vastes plaines fertiles, des fleuves de Sambirano et de la Mahavavy et des sols d'origine volcanique de Nosy-Be et de la montagne d'Ambre, la zone Ouest de la Province possède une importante potentia1ité agronomique. Cependant, seuls 150.423 hectares des sols sont mis en culture en 1989, représentant 6 % de la superficie totale de cette zone (19.740 km2), légèrement supérieure à celle de la zone Antsiranana-Est et représente 51 % de l'ensemble des sols cultivés du Faritany d'Antsiranana. 
Presque toutes les cultures tropicales et plusieurs cultures tempérées sont favorablement pratiquées dans la zone. On y trouve les classes de spéculation suivantes : les cultures vivrières (riz, manioc, mais), les cultures de rente (café, cacao, poivre et vanille), les fruits et légumes et les cultures industrielles (canne à sucre, arachides, tabac, coton, anacardiers, etc.)

  L’Élevage
 

L'élevage représente au niveau d’Antsiranana-Ouest un secteur d'activité de production indissociable du mode de vie en milieu rural. Le cheptel bovin avec environ 311.600 têtes représente 3,1 % de l'effectif national : soit 76 bovins pour 100 habitants. Le reste de la province compte 59 bovins pour 100 habitants, la moyenne nationale étant de 80 bovidés pour 100 habitants.
A cause de la forte présence de la religion islamique dans la région à partir de Zanzibar depuis le 12éme siècle, J'élevage porcin contrairement à l'élevage caprin/ovin est peu développé : 3 porcs pour 100 habitants. A cause du tourisme, ce rapport est plus élevé à Nosy-Be : 5 porcs pour 100 habitants.

  La Pêche
  La zone d'Antsiranana-Ouest a un potentiel de production halieutique important, grâce à ses 450 km de côtes répartis sur les baies d'Ambaro et d'Ampasindava et les îles de Nosy-Mitsio, Nosy-Faly et Nosy-Be. On estime à 33.200 ha la zone de mangrove située dans les estuaires de la Mahavavy et Sambirano. Le plateau continental, qui va jusqu'à 40 miles des cotes, est assez large. Et la pêche continental qui se veut familiale et traditionnelle pour l'autoconsommation se pratique surtout dans les fivondronana d'Ambilobe (fleuve Mahavavy).
Les pêches se classent dans la Province en trois catégories : traditionnelle, artisanale et industrielle.
Actuellement Antsiranana passe pour un lieu qui concentre des facilités favorables à la production thonière. Dotée d'un escale technique, la ville permet la réparation, facilite l'entretien par la SECREN, et pratique 1e transbordement. La création de l'usine de conserverie "Pêche et Froid de l'Océan Indien" sur place, avec son complexe frigorifique autorise la transformation dont la fabrique de farine de poisson et le conditionnement.
Présentation de la ville de Diego-Suarez
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ANTSIRANANA, anc. DIEGO-SUAREZ : Découvrez la baie d'exception d'Antsiranana :

Découvrir Antsiranana c'est se baigner dans ses eaux turquoises, se dorer au soleil sur la plage, escalader la montagne d'Ambre, admirer les lémuriens en liberté mais c'est également partir à la rencontre de sa population, de sa culture, de son quotidien, de sa gastronomie et pourquoi pas de sa géographie, de son Histoire.
Bref, tout ce qui fait sa particularité.
Considérée comme la 2ème plus belle et plus grande baie du monde, (après celle de Rio de Janeiro) cette rade extraordinaire offre 156 km de côtes et de nombreuses baies d'une beauté incomparable où se côtoient villages de pêcheurs traditionnels, plages désertes et de merveilleux fonds sous-marins, est un lieu de prédilection pour les marins, qui aiment y faire escale.
Bordée par des côtes idylliques, la région d'Antsiranana offre également un important massif volcanique, la Montagne d'Ambre, recouverte de forêts primaires abritant une flore luxuriante et une faune endémique surprenante. Diego membre du club des plus belles baies du monde, est environné de quatre baies qui s'ouvrent à l'ouest sur le canal du Mozambique, à l'est sur l'océan Indien par un étroit chenal. Là où se porte le regard, le bleu lumineux de la mer s'impose.
Le nord de Madagascar est un véritable paradis pour les amoureux de la nature et des grands espaces. Diego Suarez, quatrième ville de Madagascar, compte une centaine de milliers d'habitants. Ancienne garnison française, les vestiges de cette époque révolue et donne à Diego un côté fantomatique.
Ville la plus cosmopolite de Madagascar, Diego Suarez possède deux atouts de choix : l'immense diversité de sa région et son climat. La mer d'émeraude, l'Ankarana, la montagne d'ambre, les stingy rouge, la montagne des français, le village de pêcheurs de Ramena, sont autant de merveilles à découvrir durant votre séjour.
Le marché de Diego est une curiosité locale, haut en couleur et en saveur, vous y découvrirez la vie des Malagaches et leurs habitudes. la ville et sa région sont une véritable mosaïque humaine, présentant une multitude d'aspects historiques et culturels.
Pour les amoureux des sports mécaniques, les pistes du nord de Mada sont un régal pour rouler en quad ou moto.
Vous aussi, vous apprécierez le charme de la capitale de la province DIANA, au climat tropical mais bien ventilée, qui s'endort au milieu de la journée mais s'anime le matin et en fin d'après-midi, jusque tard dans la nuit dans les bars et les discothèques.
Les sportifs et les amoureux de la nature seront particulièrement comblés. Des activités nautiques et des randonnées terrestres leur permettront d'accéder aux sites exceptionnels de la région, que les seniors pourront également découvrir en véhicules tous terrains.
Quels que soient votre âge et votre budget, Diego-Suarez a tout ce qu'il faut pour vous séduire. Vous ne regretterez pas votre visite et, comme les marins, vous y reviendrez.
Pour un séjour inoubliable, prévoyez environ 40 Euros par jour et par personne (+ 15 Euros si vous êtes seul). Vous pourrez néanmoins dépenser moitié moins si vous le souhaitez, avec toutefois moins de confort et moins d'activités touristiques.
Sachez aussi que les meilleures périodes pour visiter Diego-Suarez sont de mars à juin et de septembre à novembre. Pendant la saison des pluies, de décembre à février, il ne pleut pas beaucoup mais il fait chaud et humide. En juillet et août, il y a beaucoup de vent et les activités nautiques sont déconseillées.
Antsiranana Ouest englobe la montagne d'Ambre, le massif de l'Ankara et d'Analamera, la partie septentrionale du bassin du Boina, la presqu'île d'Ampasindava, Nosy-Be et ses îles satellites.
Cette région couvre 19.741 km2 et se situe entre 12° et 14° de latitude sud et 047° 08’ et 49° 06’ de longitude est.
La grande variété des sols et des types de climats explique la diversité de la végétation et la pratique de presque toutes les cultures tropicales et de nombreuses cultures tempérées.
Séparée de la zone d'Antsiranana Ouest par les massifs d'Analamera et du Tsaratanana dans sa partie septentrionale et occidentale, la région d'Antsiranana-est est plus isolée encore du côté méridional par les massifs forestiers qui prolongent vers le Nord la presqu'île de Masoala et par l'absence totale de liaison routière avec la province de Tamatave.
L'originalité de cette région vient non seulement de son climat sub-équatorial, mais aussi de son statut de "capitale mondiale" de la vanille : elle produit à elle seule les 2/3 de la production mondiale.
 

  ANTSIRANANA... OU DIEGO-SUAREZ POUR LES NOSTALGIQUES
Bout du chemin. Capitale de la région Nord à la pointe du continent malgache. Devant : l'océan ; derrière : une région aux mille et une facettes, de l'or vert de la vanille à l'aridité désolée de zones oubliées.
A Diego, l'atmosphère nonchalante d'une ville portuaire sise au cœur d'une baie magnifique, qui n'est pas sans évoquer l'esprit de certaines planches de Corto Maltese.Et là : l'Alliance Franco-Malgache. Une équipe enthousiaste, bien décidée à ce que les choses bougent en permanence. Le lieu : une halle historique, l'ancien Bazar Be, dont les fers ont l'âge de ceux de la Tour Eiffel. (Si fait, un peu de respect... ) On y gagne en charme, pas nécessairement en pragmatisme. Mais qu'importe.
L'endroit est placé sous le signe de l'inspiration. Tous azimuts, quand bien même les moyens sont étiques. "Pécunes sont nerf de bataille" disait Rabelais. Qu'à cela ne tienne, faute de pécunes et dans l'attente du jour béni où sera assimilé le rôle essentiel des Alliances régionales, uniques espaces culturels dans les provinces de l'île, créativité et volonté sont le nerf de l'action locale.
Que ce soit sur le plan pédagogique ou culturel, on expérimente, on cherche, on risque - bref, on "crrrée" . Côté culture : ateliers d'artisanat (février), semaine interdisciplinaire de la bande dessinée (avril), première exposition de design à Diego (Mai), cours de danse, chant, écriture bande dessinée, etc. Trois axes se dessinent musique, arts plastiques, danse. Côté linguistique : diversité et souci d'une réponse toujours plus précise aux besoins du public, de l'apprenant classique à l'homme d'affaires en passant par l'étudiant en difficulté scolaire.
Le compas des réalisations est extrêmement large, que ce soit en terme de publics ou d'actions. Dans ce contexte isolé du Nord particulièrement difficile d'accès, l'Alliance est en effet à la fois centre linguistique, centre culturel, relais d'action de développement et centre de ressources. Elle est également pilote régional des antennes de Sambava, Andapa, Antalaha, Vohémar et Ambilobe. C'est là le charme et la particularité de cette institution : d'un environnement à l'autre, elle varie infiniment dans ses missions et ses besoins. A Diego, comme en de nombreuses autres Alliances régionales, il faut faire face à beaucoup avec fort peu.
L'objectif : liquider progressivement et une fois pour toutes cette image éculée autant que désarmante d'anencéphalie précoce, d'amateurisme mâtiné de patronage. Il ne faut pas confondre la limitation des moyens, qui impose d'évidentes contraintes, et l'étroitesse de la vision.
Antsiranana, la plus grande ville du Nord de Madagascar, autre fois appelée Diégo-Suarez.
Son histoire remonte en l'an 1500 avec la découverte de cette extraordinaire région de Madagascar par le navigateur portugais Diégo-Diaz, lors de son naufrage.
La baie ne fut reconnue qu'en 1506 par un autre navigateur portugais, Hernan Suarez et la ville fut dès lors baptisée Diégo-Suarez.
De par sa localisation géographique, la ville et sa région sont une véritable mosaïque humaine, présentant une multitude d'aspects historiques et culturels.
  DIEGO-SUAREZ ET SON HISTOIRE
  Découverte par des navigateurs portugais, Diego Diaz en 1500 et Herman Suarez 6 ans plus tard, Diego-Suarez et sa rade connurent une histoire à rebondissements. À la fin du XVIIe siècle, le pirate français Misson, aidé par le père dominicain Caraccioli, fonde aux environs de la baie des Français une éphémère communauté qu'il baptise République de Libertalia. Cette petite société, ouverte à tous les hommes sans distinction, était assez prospère. Un jour, alors que les pirates étaient en mer, des indigènes Malgaches vinrent détruire l'établissement et massacrer sa population. Il ne reste plus aucune trace de cette belle entreprise utopique, elle prit fin en 1730. Dans son livre passionnant, Les pirates de Madagascar, l'historien Hubert Deschamps raconte l'histoire de ces deux intellectuels, pirates humanitaires, qui abolirent l'esclavage cent-cinquante ans avant les États européens.
Diego-Suarez entra dans l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale en 1942, lors de l'opération Ironclad menée par les Anglais contre les Français. Son imposant cimetière en témoigne. Mais le développement de la ville fut surtout lié à l'implantation d'une base navale de 1885 à 1973. On peut d'ailleurs constater que rien n'avait échappé aux militaires Français: le plan d'urbanisme élaboré au début du siècle avait réservé les meilleurs sites de la ville aux casernes. Actuellement, l'ancien quartier militaire fait l'effet d'une ville parallèle un peu désertée. Pendant la colonie, il y avait 2000 légionnaires à Diego. La base navale a disparu et est devenue l'un des plus grands chantiers de réparation navale de l'océan Indien avec ses bateaux de pêche et son bassin de radoub qui permet la réparation de navires de gros tonnage (la France envoi toujours régulièrement ses bateaux de guerre pour entretien). Le port est toujours au centre de l'activité économique et Diego-Suarez demeure aujourd'hui une des villes malgaches qui abrite le plus d'expatriés venus de l'hexagone.
  UNE TERRE D'ACCUEIL ET UN MODÈLE DE TOLÉRANCE
  Ville cosmopolite ou cohabitent harmonieusement divers groupes ethniques et religieux, Antsiranana ou Diego, et un modèle de tolérance.
En février, le mois le plus chaud de l’année, il faut s'attendre à une température élevée avoisinant les 32°, 34° à l'ombre et même plus, parfois. Les visiteurs ont du mal à s'accommoder , à cette chaleur. La meilleure période pour s'y rendre se situe entre avril et novembre, caractérisés par une relative fraîcheur. Dans les locaux administratifs, souvent non pourvus de ventilateurs ou d'air conditionné, les fenêtres grandes ouvertes ne suffisent guère à insuffler un courant d'air frais. Et, on ne peut que louer l'abnégation, voire la bravoure de ces agents de l'État qui s'efforcent de terminer leur travail dans les temps, dans de telles conditions. Sans parler de ceux qui habitent dans des maisons en tôle, et qui ne peuvent espérer un habitat plus salubre. Les fonctionnaires ou employés du secteur privé qui y sont affectés ont toutes les peines du monde à trouver un toit digne. Les 1 000 logements dont la ville d'Antsiranana devait bénéficier dans le cadre de la politique du ministère de l'Aménagement du Territoire et de la Ville ont-ils été achevés ?
"On ne s'y intéresse pas du tout, nous rétorque-t-on ici et là. Bien sûr que les premières tranches ont été livrées et vous pouvez deviner aisément qui sont leurs acquéreurs. Leurs prix, 200 à 300 millions de Mgf, ne sont pas à notre portée, ils représentent un siècle de salaire d'un smicard. "
Les sites résidentiels dénotent avec les quartiers lépreux où réside une grande partie de la population. La ville se sent un peu à l'étroit et semble avoir atteint son seuil de saturation. Elle est marquée par une croissance informelle et démesurés. Son extension à-t-elle été déjà étudiée ! " sûrement, nous répond-on, avec tous ces séminaires et ateliers, mais les dossiers sont certainement classés au fond d'un tiroir puisqu'on n'a pas les moyens de les réaliser ou plutôt parce qu'on n'a pas fait preuve d'assez d'imagination pour trouver des financements ! "
La mairie, aujourd'hui, est montrée du doigt, on dénonce son attentisme, son manque de dynamisme. Apparemment, rien ne se fait.
Toutefois, Diego évoque toujours la belle vie. Elle continue à rester le symbole d'un certain art de vivre. Il y a un temps pour travailler, un temps pour s'amuser, se défouler. On ne se laisse pas abattre par les problèmes quotidiens, on ne se morfond pas dans ses soucis. De jour comme de nuit, la ville connaît, une animation, certes, identique à toute ville de province et surtout portuaire .' Mais , elle a un plus que l'on ne découvre que lorsqu'on s'y plonge totalement.
Antsiranana, est, un modèle pour son ouverture, sa tolérance. Ici tout le monde d'ou qu'il soit se sent chez lui. Contrairement à ce que l'on peut imaginer, Diego n'est pas une ville Antakarana. Les 18 tribus y vivent dans l'harmonie, tout en maintenant leurs traditions, leurs coutumes. Cette concentration de population a fait de Diego, un creuset de cultures. Bon nombre d'intellectuels de la région considèrent ces vagues d'immigration comme un enrichissement sur tous les plans. "Si discrimination ethnique il y a, c'est souvent le fait des politiciens en mal d'arguments." Ils soutiennent mordicus que toute exclusion des personnes non originaires de la région dans le nouveau système, qui sera mis en place, entraînera la perte d'Antsiranana et hypothéquera sa prospérité. L'hétérogénéité peut constituer un avantage car on peut profiter des talents des uns et des autres.
  LE RÈGNE DU CHACUN POUR SOI
   Sans création de richesses, on ne peut aspirer à un développement.
Certes, les entreprises détiennent les clés de la croissance, mais sans le soutien de l’État, elles risquent d'échouer dans leur mission.
A Antsiranana, les opérateurs souhaitent une politique de réformes plus volontariste de la part des pouvoirs publics.
Aucune véritable industrie n'a vu le jour dans cette province septentrionale de la Grande Île au cours de cette dernière décennie. Le tissu industriel est resté le même que dans les années 80. La région avait, en effet, bénéficié des investissements à outrance de cette période pour ne citer que Hodima, Famama, Kafema. Si les initiatives privées ont tenu la route et figurent, aujourd'hui, parmi les fleurons de l'économie antsiranaise, les unités industrielles à capitaux étatiques ont périclité comme bon nombre de sociétés d'État. La mauvaise gestion et la politisation à outrance des instances de direction ont été à l'origine de cet échec. " Si sous d'autres cieux, on s'évertue à démasquer les financements occultes des partis, chez nous cette pratique qui saute aux yeux, reste impunie. Aucun haut responsable de ce pays n'a osé la dénoncer au préjudice des entreprises publiques ", déplore un jeune cadre.
  POUR UNE PÉRÉQUATION DES TARIFS D’ÉLECTRICITÉ
  Le coût exorbitant de l'énergie pénalise la région. "Si de grandes entreprises, ont dû cesser leurs activités, c'est parce qu'ils se sont, certes, heurtés à des problèmes d'approvisionnement et de commercialisation des matières premières. Mais on ne peut minimiser ses charges en matière d'énergie. La péréquation des tarifs sur tout le territoire de la République, une des doléances de la région, n'a pas obtenu l'approbation des autorités. Il appartiendra désormais aux futurs dirigeants de la province autonome d'Antsiranana de résoudre cette situation.
Geographie
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  Madagascar est la quatrième plus grande île au monde
  Madagascar est la quatrième plus grande île au monde avec une superficie de 587 000 km² (un peu plus que la superficie de la France). Située dans l'océan Indien, traversée par le tropique du Capricorne, elle occupe une position stratégique avec sa côte tournée vers le canal du Mozambique.
Madagascar, de son vrai nom malgache Madagasikara, fut séparé de l'Afrique il y a 120 millions d'année. 4ème plus grande île au monde après le Groenland, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et Bornéo, Madagascar est une île montagneuse. Elle se situe dans l'océan indien à l'est de l'Afrique, à 9 000 km de la France. Il faut 11 heures d'avion pour relier les 2 pays.
Madagascar à pour voisin l'Afrique (400 km, séparé par le canal du Mozambique), les Comores au nord (300 km), les Seychelles au nord-Est (930 km) et l'île de la Réunion à l'est (800 km). L'île est traversé par le tropique du Capricorne aux environs de la ville de Tuléar (au sud).
Madagascar possède 5 000 km de côtes (avec de très belles plages) pour une superficie de 592 000 km² soit la grandeur de la France et de la Belgique.
1600 km sépare le nord du sud et 600 de l'est à l'ouest dans sa plus grande largeur.
Seule 5% de la surface du pays est utilisée pour l'agriculture. La déforestation atteint des proportions qui en font un problème majeur pour l'écologie et l'économie de l'île. Les eaux sont de plus en plus polluées par des rejets humains incontrolés, d'où parfois un risque de maladie (choléra) dans les zones de fortes densités.
La dérive des continents a montré que l’Inde, l’Australie, l’Antarctique, Madagascar, le sud de l’Afrique et de l’Amérique étaient réunies en une terre appelée Gondwana.
A la fin de l’ère Tertiaire, il y a 150 millions d’années, cette terre s'est disloquée pour former les continents. Dès la période Quaternaire, Madagascar se trouvait à peu près à l'endroit où elle se situe actuellement.
Cette origine permet d’expliquer l’existence d’une faune et d’une flore communes à Madagascar et au sud des continents africain et américain ainsi que des profils géologiques très proches. Néammoins, l'isolement de Madagascar au cours des temps géologique a fait évoluer la faune et la flore de façon unique. On trouve donc sur la grande île des espèces particulières qui n'existent nulle part ailleurs (endémiques) dont les lémuriens sont un exemple célèbre. Du point de vue géologique, on retrouve dans la structure de la Grande Île toutes les périodes de l’histoire de la planète. Le point culminant de l’île est le Maromokotro dans le massif du Tsaratanana à 2 876 mètres d’altitude.
Du fait de son relief, Madagascar réunit une véritable mosaïque de paysages. L’île est faite de contrastes entre le bush du grand Sud, les forêts humides de l’est, les hauts plateaux granitiques du centre, parfois surmontés de massifs volcaniques et les savanes des collines sédimentaires de l’ouest.
Madagascar, île montagneuse dont les plus hautes culminent à 2680 mètres (le pic Boby dans la région de l'Andringitra) et à 2640 mètres pour le mont Tsiafajavona dans la région de l'Ankaratra.
Nulle part à Madagascar, le contact n'est aussi brutal entre les hautes terres et la mer, surtout au sud. Et l'on relève des profondeurs marines supérieures à 1.000 m à moins de 10 km du rivage au dessous d'étroites plaines littorales.
Enfin l'Ankaibe ou cuvette d'Andapa est un vaste plaine alluviale au pied du massif du Tsaratanana. Les reliefs s'élèvent brusquement au dessus de la plaine située à moins de 500 mètres, pour atteindre très vite des altitudes de 1200 à 1300 mètres. La présence de seuils rend compte par ailleurs de 1'importance de l'alluvionnement en amont et, de ce fait, de l'existence même de la plaine d'Andapa.
Le plus long fleuve dénommé Onilahy coule au sud de l'île sur 870 km. Suivi par le fleuve Mangoky sur 721 km puis par le fleuve Ikopa sur 664 km. Les fleuves, rivières et lacs représentent un peu moins de 16 % de la superficie de l'île.
  APERÇU GÉO-HISTORIQUE DE LA RÉGION D'ANTSIRANANA : Christian MANTAUX
  Le Nord et l'extrême Nord de Madagascar, sont à classer dans la géologie malagasy dans les terrains à vocation agricole, les terrains sédimentaires et volcaniques récents ne comportant aucune ressource minière importante. La Montagne des Français présente pour sa part des réserves de phosphates de chaux et des calcaires durs.
A l'origine couvert de forêts dont il ne demeure aujourdhui que quelques lambeaux avec le Massif d'Ambre, le Nord a un climat sec dans la région de Diego et humide pour les littoraux Est et Ouest.
On ne possède que peu de renseignements sur les peuplements successifs au cours des temps anciens. Le seul souvenir d'un peuplement constitué se résume au vocable: "les Rasillafy, les forgeurs de pierre". Il ne reste d'eux que des objets en chloritoschiste tourné, enfouis dans la grande nécropole d'lharambazaha, connue par la suite sous le nom de Boamaro, devenu Vohémar : "là où il y a beaucoup de bœufs".
Des légendes subsistent sur ce peuple fabuleux : le géant Darafify, à la taille tellement démesurée que sa chute dans la mer provoqua un raz de marée qui détruisit toute la côte Est depuis Vohémar jusqu'à Tamatave. Plus près de nous, on garde le souvenir d'arrivées d'islamisés fuyant les désordres à Bagdad et les hordes du Mongol Ulagut. A l'époque historique, le roi Radama ler va, avec l'aide des Anglais, faire une incursion jusqu'à Vohémar et jusqu'à Ramena, à la baie des sakalava où un traité de paix sera signé avec les gens du lieu. Il faut en outre mentionner la période à laquelle Madagascar constituait le refuge de pirates et les républiques très éphémères qui y virent le jour, surtout dans l'extrême Nord.
Bien des inconnues demeurent sur ceux qui creusèrent des souterrains avec cheminées d'aération et sur la destination de ces souterrains.
Des mines arabes demeurent enfouies sous les ronces et la végétation du littoral nord-ouest. Les tombes de rois de Nosy Valana ne sont plus qu’un souvenir, emportées vers de lointains musées et versées à la contemplation de foules béates d'incompréhension.
La baie de Diego-Suarez sera pendant des centaines d'années ignorée des cartographes européens, puis une erreur de copiste placera Diego sur la côte Ouest, près de Nosy Be. Il faut attendre 1840 pour que la baie soit cartographiée par un certain Owen.
L'occupation par la France de la baie et de ses alentours immédiats fait suite aux hostilités franco-merina de 1885. A cette époque la baie est déserte, l'amiral Romain Desfossés en visite dans la baie, ne signalait que la présence de deux créoles, sans doute trafiquants d'esclaves, et de nombreux bœufs.
La France y installe ses premiers militaires dès 1885 mais la ville de Diego ne verra le jour qu'à partir de 1888. La présence militaire s'accentue sur la baie, et, compte tenu de la qualité du site, une base navale est créée. Jusqu'en 1887 L’ "Établissement français de Diego Suarez " est administré par le Capitaine Caillet, et en février 1887 une ville est née, passant sous l'autorité, d'un gouverneur civil et administrateur-maire.
Déjà les civils affluent et de nombreuses nationalités se côtoient. Les Malgaches viennent de toutes les régions de l'île pour y chercher du travail. Des Arabes du Yémen sont recrutés et constituent la majorité des dockers. Très vite des commerçants indiens dirigent le commerce, fondent des familles qui perdurent encore aujourd’hui.
Une architecture typique voit le jour. De nombreuses mosquées sont érigées. Une importante communauté comorienne occupe les petits emplois et l'artisanat.
Les militaires dès le début furent ceux des compagnies disciplinaires. On leurs dois les bordures de trottoirs en basalte et l'empierrement des premières routes. Dès 1900, la ville est éclairée, l'eau présente, venant de Joffreville, ville créée par les Français et convertie en centre de repos pour militaires.
Les années passent ; l'année 1943 les Anglais débarquent à Diego avec une force militaire de 20.000 hommes sur plusieurs dizaines de vaisseaux. lls iront jusqu'à Fianarantsoa. 1946, les militaires français arrivent à nouveau de la métropole. Leur nombre sera porté à près de 18.000 hommes, toutes armes confondues. C'est une des grandes bases de la Légion étrangère.
Le vent de la politique tourne en 1960. Madagascar devient une république indépendante. En 1972 , les accords de coopération remettent en cause le statut de Diego comme base militaire française. Les militaires quittent la ville, qui devient pendant un moment une ville fantôme. Petit à petit, l'armée malgache prend possession des casernes abandonnées. Une page est tournée, une nouvelle coopération s’amorce dans la confiance et légalité.

 

 

 

Economie
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En mai 2003, l'Ariary a remplacé le FMG comme monnaie à Madagascar. A partir de cette date, un double étiquetage fut appliqué dans les commerces et sur les marchés jusqu'au basculement officiel, le 1er janvier 2005. ATTENTION ! Beaucoup de petites gens parlent encore en Francs (Malgaches) alias FMG. Un Ariary vaut 5 Francs. Faites-vous donc BIEN PRÉCISER si le prix annoncé est en Ariary.
  En 1960, Madagascar retrouve son indépendance
  En 1960, Madagascar retrouve théoriquement son indépendance mais demeure soumis à une forte influence française dans tous les domaines, et plus particulièrement sur le plan politique et économique. Ainsi, jusqu'en mai 2003, on utilisait 2 monnaies à Madagascar : l'ariary (Ar) et le Franc dit malgache ou FMG qui était alors la monnaie la plus utilisée car longtemps apparité au Franc CFA en usage dans toutes les anciennes colonies françaises d'Afrique.
A partir de mai 2003, un double étiquetage fut appliqué dans les commerces et sur les marchés jusqu'au basculement officiel, le 1er janvier 2005. Depuis cette date, seul l'ariary a cours dans le pays.
La langue malgache est originaire d'Indonésie. Elle est apparentée au ma'anyan et à d'autres langues parlées dans l'arrière-pays du sud-est de Kalimantan.
  la crise politique qui s’est déroulé entre 2001 à 2002
  Une des raisons de la pauvreté de Madagascar est la crise politique qui s’est déroulé entre 2001 à 2002. Le désaccord au niveau des élections entre les candidats à la présidence est la cause de cette crise. Celle -ci a suscité de nombreux problèmes notamment la hausse des produits de première nécessité à cause de la mise en place de différents barrages bloquant les échanges entre la capital et les différents villes portuaires.
L’inflation du FMG est dû essentiellement à la détaxation de produit électroménager, voitures utilitaires, machines industrielle… Celle-ci avait pour but de permettre l’essor économique du pays mais elle n’a fait que l’aggraver, la détaxation a eu pour conséquence un renchérissement du prix des importations et une diminution du prix des exportations.
Dans le commerce, la dévaluation a entraîné une différence entre le prix d’achat et le prix de vente car lorsqu’un commerçant achète un produit, le taux du court moyen pondéré n’est pas le même lors de l’achat et de la vente. Compte tenu de la dépréciation de la monnaie locale le coût de la main d’œuvre a beaucoup baissé, en effet le SMIC malgache est d’environ 60 000 Ariary. Malgré la hausse des différents prix du fait de la dévaluation les salaires n’ont que peu augmenté entraînant le mécontentement et l’appauvrissement de la population malgache. Le faible salaire malgache présentent aussi des avantages au niveau de la main d’œuvre c’est à dire qu’elle peut attirer les différents investisseurs mondiaux. Cependant Madagascar n’est pas compétitif au niveau de la qualité de la communication, de l’énergie ainsi que les infrastructures en générale. De ce fait Madagascar ne peut satisfaire les besoins des investisseurs étrangers, ils préfèrent aller auprès des concurrents redoutables de Madagascar tel que les Européens de l‘est, les asiatiques et surtout les chinois. Ces pays offrent non seulement un coût de main d’œuvre proche de celui de Madagascar mais en plus apportent des marchés potentiels importants.
  La province de Diego ou Faritany d'Antsiranana
  La province de Diego ou Faritany d'Antsiranana, est souvent présentée comme étant la province la plus « riche » de Madagascar. Cette appréciation est due à l'originalité de ses deux régions économiques :
- à l'est, la région SAVA (Sambava, Antalaha, Vohémar, Andapa) où l'on trouve :- du riz dans la cuvette d'Andapa, - du bois sur cette zone bien exposée aux pluies venant de l'Océan Indien,- de la vanille à Antalaha,- une cocoterais parmi les plus importantes du monde (cocoterais SOAVOANIO à SAMBAVA) qui se diversifie dans les produits biologiques, - de l'élevage de zébus bien structuré à Vohémar.

- à l'Ouest, la région DIANA (Diego Suarez, Nosy be, Ambanja et Ambilobe) où s'observent une grande variété d'activités :
- construction et réparation navale (SECREN) et conserverie de thon (PFOI) à Diego, - importante production de sel de mer à Antsahampano,
- deux sucreries  (Ambilobe et Djamandjar à Nosy Be), - des cultures d'exportation (café, cacao, poivre vert et noir, anacarde, ... ),
- des huiles essentielles à Ambanja et à Nosy Be, - des saphirs à Ambondromifehy et de l'or à Andavakoera, - le berceau de l'aquaculture à Madagascar par le fait de PNB (Pêcheries de Nosy Be), - un secteur touristique en plein essor à Nosy Be et dans les îles avoisinantes (l'exemple le plus connu est celui de l'île de Tsara Banjina où les touristes à la recherche d'évasion accèdent par hydravion).
  Ces activités économiques sont confortées par des facteurs d'environnement favorables :
  - les liens anciens avec les autres îles de l'Océan Indien et avec la France en particulier, qui ont établi des solidarités qui font que les expatriés aident financièrement de nombreuses familles,
- Diego possède plusieurs établissements d'enseignement supérieur où la formation technique est dominante (École Polytechnique à l'Université Nord Madagascar, Institut Supérieur de Technologie),
- pendant trois mois de l'année (mi-mars à mi-juin), la flotte thonière de l'océan Indien ordinairement basée aux Seychelles décharge son thon au port de Diego; cela fait travailler un grand nombre de dockers et constitue un apport de protéines pour la population.
- la manutention a été libéralisée sur le port principal de Diego,
- plusieurs petits ports sont ouverts aux caboteurs (Nosy Be, Port Saint Louis, Quai saline, Vohémar et Antalaha),
- l'existence de réseaux de collecte de produits locaux dynamiques (SCIM , établissement Yvon Soamihangy ... ),
- depuis un siècle, une immigration variée s'est globalement intégrée dans le tissu économique (chinois, indo-pakistanais, européens, migrants Antandroy et Vezo.. ),
- une bonne sensibilisation à la nécessité de la formation professionnelle continue dans les entreprises.

Néanmoins, des handicaps subsistent pour un développement économique plus rapide :
- Insuffisances des centres hospitaliers,
- Longueur de quai du port de Diego très insuffisante,
- Absence d'aéroport international à longue piste pouvant accepter de gros porteurs,
- Communication par route entre Diego et Tananarive coupée pendant chaque saison des pluies,
- Mauvais état des réseaux d'irrigation,
- Relatif désintérêt des bailleurs de fonds traditionnels.
Politique
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  En mars 1998
  En mars 1998, les électeurs Malgaches approuvèrent une constitution révisée. Les principales institutions de la République de Madagascar sont une présidence, un Parlement (Assemblée Nationale et Sénat), un premier ministre et gouvernement, ainsi qu'une justice indépendante. Le président est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable deux fois. L'Assemblée Nationale est constituée de 150 représentants élus par suffrage direct tous les cinq ans. Le Sénat est quant à lui constitué de 90 sénateurs, dont les deux tiers sont élus par les législateurs locaux. L'autre tiers est nommé par le président, tous pour un mandat de six ans. Le Premier ministre et le conseil des ministres s'occupent de l'administration quotidienne du gouvernement. Le Président nomme le Premier ministre.
Le Premier ministre et les membres du Parlement sont à l'origine de la législation, et le gouvernement l'exécute. Le Président peut dissoudre l'Assemblée Nationale. Pour sa part, l'Assemblée Nationale peut voter une motion de censure et obliger le Premier ministre et le conseil des ministres à faire marche arrière. La Cour Constitutionnel examine les nouvelles lois afin de s'assurer qu'elles sont conformes à la Constitution.
La législation détermine l'administration territoriale. Dans un effort de décentralisation de cette dernière, la constitution encourage les six provinces à devenir autonomes.
Le président est le chef de l'État malgache.
  "Ethnies"
  Au Centre: Merina pour la region de la capitale.
A l'Est: Sihanaka (Alaotra et Ambatondrazaka) - Bezanozano (région de Moramanga) - Betsimisaraka (région de Toamasina) - Antefasy (région de Faranfagana) - Zafisoro (région de Faranfagana) - Antesaka (région de Vangaindrano) - Antambahoaka (région de Mananjary) - Tanala (région forestiere de l'est) - Antemoro (région de Manakara)
A l'Ouest: Sakalava ( tout le coté ouest de Tuléar a Nosy-Be)
Au Nord: Tsimehety (région du nord centre) - Antakarana (région de Diego suarez)
Au Sud: Bara ( centre-sur région d'Ihosy) - Antandroy (région d'Ambovobe) - Antanosy (région de Fort dauphin) - Mahafaly (région d' Ampanihy sud-ouest) - Betsileo (région de Fianarantsoa)
Histoire
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L'origine du peuple malgache demeure à ce jour un mystère. Il semblerait que les premiers habitants soient venus d'une part de l’Asie du Sud-Est, plus précisément de la partie centrale de l’actuelle Indonésie, et d'autre part de l'Afrique de l'Est.
La première occupation humaine à Madagascar remonte vraisemblablement aux premiers siècles de l’ère chrétienne.
Les premiers royaumes dont on peut établir l’histoire remontent aux environs du XIIe siècle, au centre de l’île. Les autres royaumes du littoral dont le souvenir s’est perpétué n’émergent qu’à partir du XVIIe siècle. On peut à cet égard énumérer les royaumes sakalava sur la côte ouest, ceux des betsimisaraka et des peuples du sud-est sur le littoral oriental, les royaumes betsileo au sud du pays merina, etc.
Sur les hautes terres, le royaume merina prend véritablement son essor au début du XVIe siècle. Celui-ci ne devait cependant connaître l'apogée que sous le règne d’Andrianampoinimerina qui mourut en 1810. Ce dernier entreprit d’unifier le pays merina, tout en laissant par testament à son successeur le soin de conquérir le reste de l’île, à travers l’expression : ny riaka no valamparihiko, « la mer [sera] la limite de ma rizière ». Ce fut donc avec son fils Radama Ier que l’entreprise d’unification proprement dite de Madagascar débuta. Les premières régions extra-merina à être soumises furent le pays bezanozano à l’est et les pays betsileo au sud.

Au XIIème siècles, les arabes approchent l'île et font du commerce sur la côte nord-ouest ainsi que sur la côte est. De cette influence, le malgache s'écrivait en caractère arabe jusqu'au début du XIXème siècle où l'alphabet romain sera imposé.
Les portugais sont les premiers européens à découvrir l'île : d'abord en l'an 1500 avec Diego Diaz puis 6 ans plus tard par Fernando Suarez. Cependant les portugais ne peuvent convertir le peuple au christianisme. la rébellion est tel qu'ils décident de quitter assez rapidement l'île. Au XVIIème siècle, les Hollandais et les anglais tentent à leur tour de conquérir l'île mais en vain. Les Hollandais préférant se tourner vers l'Afrique du Sud et les Anglais ont été usé par les maladies à répétition (le paludisme certainement), les famines et le peu de bonne volonté du peuple malgache.
Les français ne sont pas en reste, et à cette même période, la société la Compagnie Française des Indes orientales est créée et s'implante sur l'île pour faire commerce. Sans grand succès.

Andriananam-poinimerina

Radama 1er

Ranavalona 1er
  De 1684 à 1724
  de nombreux pirates trouvent refuges sur les côtes et participent activement à l'économie du pays.
L'île n'est pas unifiée et chaque région possède sont royaume. Le premier roi qui a eu le charisme et la force d'unifier le pays est Andrianampoinimerina (C'est un merina).
  Accord anglo-merina de 1817
  Après l’accord anglo-merina de 1817 puis en échange de sa coopération pour mettre fin au commerce des esclaves avec l’étranger (1819), Radama reçut par l’intermédiaire de l’île Maurice l’assistance de la Grande-Bretagne pour moderniser son royaume et ses armées. C’est ainsi qu’en quelques années à peine, avec le titre de Roi de Madagascar que les Britanniques lui avaient reconnu, il réussit à imposer son autorité sur les trois-quart de l’île, correspondant aux régions les plus riches et les plus peuplées. Virtuellement, il avait donc en fait conquis tout Madagascar, même si c’était encore à titre de simple suzerain, se contentant de contrôler les relations extérieures et de percevoir des "tributs" de vassalité des régions soumises.
  De 1787 à 1810
  il ne cessa d'agrandir son territoire en maîtrisant parfaitement le développement économique et administratif : il développa les marchés, multiplia les alliances, créa un impôt, une justice... Sa mort ne lui permis pas d'atteindre son objectif mais il laissa à son successeur, son fils cadet, le soin de poursuivre sa tâche, avec pour mission "La mer sera la limite de ma rizière".
  De 1810 à 1895
  Son fils, Radama 1er, régna de 1810 à 1828. Il unifia le pays avec l'aide des anglais et interdisait la traite des esclaves.
Son épouse, Ranavalona 1ère lui succéda. A l'opposé de ce qu'à fait son mari, elle expulsa tous les étrangers, rétabli l'ordre traditionnel et abolit le christianisme. Elle stoppa net l'influence étrangère. A sa mort en 1861, son fils Radama II lui succéda.
On fait et on défait ! Radama II, mène une politique à l'encontre de sa mère : les étrangers y sont les bienvenues, la peine de mort est supprimée... Roi très humain, il fut étranglé 2 ans seulement après son ascension au trône, sur ordre des responsables militaires.
Son épouse, Rasoherina lui succéda. Cependant, la véritable personne qui décida de la politique de Madagascar fut le 1er ministre Rainilaiarivony, qui dirigea le pouvoir pendant près de 30 ans par mariage successif avec 3 reines : Rasoherina (!!), Ranavalona II et Ranavalona III. Pendant cette période, le royaume s'organise : création de ministères, développement de l'enseignement...
Après la disparition prématurée de Radama en 1828, le trône échut à son épouse, la reine Ranavalona Ire qui entreprit d’étendre un peu plus et de consolider les conquêtes de son prédécesseur. Devant les menaces françaises (attaques inopinées de Gourbeyre en 1829) et celles que les missionnaires britanniques faisaient planer sur la pérennités des valeurs nationales merina, la reine Ranavalona décida en 1835 d’expulser les Européens qui avaient refusé de cesser de prêcher leur religion.
Mais ceci n’interrompit pas pour autant le processus de modernisation du royaume, ardemment souhaité par les autorités, qui durent donc se rabattre sur le savoir-faire technique de quelques particuliers, engagés pour la circonstance. Avec James Cameron, reparti avec les missionnaires, le plus connu d’entre ces techniciens étrangers était Jean Laborde, établi en Imerina dès 1831 pour ensuite y séjourner durant plus de quarante ans, jusqu'à sa disparition en 1878.
Après la disparition de Ranavalona 1ère en 1861, sa succession échut à son fils, qui prit le nom de Radama II. Celui-ci entreprit aussitôt d'ouvrir largement les portes du royaume aux influences européennes, se risquant même à en compromettre l'indépendance en attribuant d'immenses concessions territoriales à des aventuriers comme le Français Joseph Lambert. En quelques mois à peine, par les incohérences de sa politique qui révélèrent aux yeux de tous son incompétence, le pays sombra dans un état de semi-anarchie et il se retrouva en butte à l'hostilité d'une grande partie des classes politiques traditionnelles. Il fut assassiné en 1863 sur l'instigation du Premier Ministre Rainivoninahitriniony.
On plaça alors sur le trône son épouse qui devint la reine Rasoherina. Par la même occasion, le Premier Ministre qui était issu du groupe Hova, devint officiellement l'époux de la souveraine. Cette union était donc avant tout de nature politique, afin de symboliser le partage des responsabilités entre les deux composantes majeures du peuple merina.
Sous Rasoherina, le royaume poursuivit sa modernisation, et il en sera de même avec les deux souveraines suivantes, Ranavalona II (1868-1883) qui rendit officiel la pratique du culte chrétien et Ranavalona III (1883-1897).
À partir de 1864, la charge de Premier Ministre et Commandant en Chef de l'armée échut à Rainilaiarivony, le frère cadet de Rainivoninahitriniony. Celui-ci demeura à son poste jusqu'à ce que les envahisseurs français ne le déposent en 1895.
  De 1895 à 1947
  D'abord soumis au régime du protectorat français à la suite du traité du 1er octobre 1895, Madagascar fut ensuite déclaré unilatéralement colonie française le 6 août 1896. Aucune consultation aboutissant à un quelconque traité ne fut jamais en effet entreprise par l'occupant, alors même que la reine et le gouvernement local étaient encore en fonction. Par la suite, le 1er mars 1897, toujours unilatéralement, le général Galliéni abolit de lui-même la monarchie, faisant aussitôt perdre tout droit politique à ceux qui devinrent des « indigènes malgaches » jusqu'au début de 1946.
En 1895 le général Duchesne contraignit la reine Ranavalona III à accepter le protectorat français. Une violente insurrection entraîna l'annexion de l'île (1896), que Gallieni soumit (1897-1905).
En 1946, un gouvernement fédératif fut instauré; les représentants du mouvement de rénovation malgache (M.D.R.M), jugeant leurs revendications non satisfaites, suscitèrent des troubles, qui provoquèrent une sévère répression (1947).
  De 1958 à 1992
  L'île, république de la Communauté depuis 1958, devient pleinement indépendante (26 juin 1960) sous la présidence de Philibert Tsiranana, qui restera au pouvoir jusqu'en 1972, contraint à cette date à démissionner après une grève générale. (1ère république 1960-1972).
2ème république 1972 à 1992. Le Général Gabriel RAMANANTSOA prend le pouvoir et entreprend une grande campagne de malgachisation. Les forces françaises évacuèrent l’île à partir de 1973 et une période de troubles dura jusqu’en 1975 et où les militaires jouèrent un rôle important. Madagascar devint (déc. 1975) une république démocratique d’orientation socialiste. D. RATSIRAKA, nommé chef de l’État en 1975, est élu président en 1982. Réélu en 1989, il doit faire face à un soulèvement populaire (faillite économique, résurgence de l’antagonisme entre les "côtiers" et ceux des hauts plateaux) qu’il ne peut juguler en dépit de la répression (1992).
  De 1993 à nos jours
  L’élection d’Albert Zafy à la tête de l’État inaugure la IIIe République (de 1993 à nos jours).
Cependant, en janvier 1997 à la faveur de la destitution de ZAFY par la Haute Cour Constitutionnelle, Didier RATSIRAKA est réélu à la présidence de la République, pour cinq ans.
Lors des élections présidentielles suivantes, au mois de décembre 2001, les résultats font l'objet de contestations entre Didier RATSIRAKA et Marc RAVALOMANANA, maire d' Antananarivo. C'est le début d'une crise politique qui va durer tout le premier semestre 2002, et qui aura d'importantes répercussions sur le plan économique.
Marc RAVALOMANANA devient ainsi Président de la République. Il est réélu le 3 décembre 2006 dès le premier tour.
La République de Madagascar est un État insulaire, situé dans la partie occidentale de l'océan Indien, au large de l'Afrique de l'est dont il est séparé par le canal du Mozambique.

Faune et Flore

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  Faune
  Les lémuriens sont des primates, des animaux endémiques de Madagascar. Les lémuriens comptent actuellement 50 différentes espèces et 17 qui sont en voie de disparition. Très récemment, 2 nouvelles espèces de lémuriens ont été découvertes sur la grande île. L'une des deux, un lémurien de taille minuscule, possède une grosse tête avec de gros yeux ronds.
Le zébu, principale viande consommée dans le pays, est à la fois un animal sacré, un signe extérieur de richesse et un symbole de puissance, de sagesse et d'espoir en l'avenir…
Les caméléons sont les autres princes de l'endémisme malgache. Avec une soixantaine d'espèces, soit plus de la moitié des espèces du globe, il en existe de toutes les formes, de toutes les tailles et de toutes les couleurs.
Madagascar abrite une faune exceptionnelle. Une faune le plus souvent inoffensive, ici pas de prédateur féroce (à l'exception du rare fossa). Même les serpents ne sont pas venimeux. Vous y verrez des animaux qui n'existent nul par ailleurs. Pensez donc ! 80 % des espèces y sont endémiques. Pour preuve voici de petits exemples : 100% des Lémuriens, 98% des reptiles et amphibiens, 96 % des papillons, 92% des espèces de poissons d'eau douce, 89% des rongeurs et 87% chez les carnivores... Tous prospérant sur l'île et que sur cette île.
Madagascar sans ses nombreux lémuriens ne serait plus Madagascar. On y vient de loin pour admirer ces étranges mammifères. Le lémur possède 2 gros yeux expressifs et une queue touffue à n'en plus finir (aussi longue que le corps). Arboricole et herbivore il vit soit le jour soit la nuit suivant son espèce.
Chez les reptiles, il faut signaler les vénérables tortues radiées (ou radiata), et la tortue la plus rare du globe, l'angonoka ou tortue à soc, avec son éperon de combat sous la tête. Les crocodiles (ou voay) sont représentés par une unique espèce, celle du Nil ; mais largement chassé, le croco se fait de plus en plus discret. Du côté des serpents, pas de panique, ils sont tous inoffensifs, même le fameux do, une sorte de " petit " boa.
Du côté des petits mammifères, les tenrecs, insectivores très primitifs ressemblant à nos hérissons,
le fosa est une sorte de petit puma qui est surtout visible la nuit, et enfin les rats sauteurs géants.

Plein d'insectes et de papillons dans une gamme infinie de tailles, de formes et de couleurs.
Enfin, du côté des oiseaux, Madagascar compte les couas, très répandus (huppé, coureur...), les vangas, les rarissimes mésites et gobe-mouches du paradis, ou le commun fody.
Enfin, à moins de rechercher la difficulté, on n'a pas vraiment grand-chose à craindre de cet environnement.

La faune de la Montagne des Français est riche en Lémuriens (Lemur coronatus, Lepilemur septentrionalis, Cheirogalus major. Microcebus murinus),'en Carnivores (Cryptoprocta ferox. Galidia elegans), qui sont les Mammifères les plus représentatifs, avec les Oiseaux (Lophotibis critat. Buteo brachipterus, Falco newtoni. Numida meleagris. Turnix nigricollis, Dryoliminas cuvieri. Streptopelia picturata, Oena capensis. Treron australis, Coracopsis nigra, Agapornis cafia, Cuculus rochii. Coua cristata, Centropus toulou. Tyto alba. Otus rutilus, Caprimulgus madagascariensis. Zoonavena grandidieri, Merops superciliosus, Eurystomus glaucurus. Leptosomus discolor, Upupa epops. Mirafra nova. Notacilla flaviventris. Hysipetes madagascariensis. Copsychus, albospecularus, Nesillas typica, Cistiocola cherina.newtonia brunneicauda, Terpsiphone mutata, Nectariria souimanga. Zosterops maderaspatana, Calicaliucus madagascariensis, Vanga curvirostris, Curviostris, Falculea palliata, Leptoterus chabert .Dicrurus forficatus, Corvus albus, Ploceus sakalava, Foudia rnadagascariensis).
La faune cavernicole doit être étudiée car elle présente certainement des particularités tout à fait étonnantes. Dans certaines anfractuosités, on trouve des Mygales, des mollusques terrestres, et de nombreux autres invertébrés.
  Flore
  Le "Ravenala Madagascarincia" ou arbre du voyageur qu’on ne trouve qu’à Madagascar, Il se déploie majestueusement en éventail et offre de l'eau au voyageur assoiffé (il suffit de couper une tige et il en sortira abondamment de l'eau).. Cet arbre du voyageur est également l’emblème d’Air Madagascar. La devise du pays est "patrie, progrès, fierté".
A Madagascar tout pousse ! Les fruits exotiques tout comme les fruits occidentaux ! A l'exception des kiwis, cerisiers et oliviers.
Tout comme la faune, la flore possède un très grand nombre d'espèces endémiques, on n’est pas loin des 75 % des 12 000 espèces de végétaux. En principe un arbre fleuri et ensuite donne des feuilles. A mada certains arbres font l’inverse. Ils perdent leurs feuilles et ensuite viennent les fleurs !
Que dire de la richesse de la flore ? C'est tout simplement extraordinaire : 7 espèces de baobab (il n'en existe qu'une seule en Afrique), 1 200 espèces d'orchidées dont la vanille, 150 espèces de palmiers... des milliers de plantes médicinales... les plantes carnivores ex. le Népenthès...Les huiles essentielles traditionnelles font aussi la renommée de l'ile (cannelle, girofle, niaouli, ylang ylang, géranium, citronnelle...)...Un seul bémol à tout ça, la déforestation qui détruit toute cette richesse.
Madagascar. C'est tout simplement de cette façon que les malgaches appellent cet arbuste (vrai nom poinsettia ou étoile de Noël). La feuille, pliée en 2, ressemble à Madagascar.
Le baobab africain (Adansonia digitata) est un arbre africain à caudex du genre Adansonia et de la famille des Bombacacées, selon la classification classique, ou des Malvacées, selon la classification phylogénétique. Il est appelé aussi arbre à palabre.
La nature malgache a fait connaître l'île comme un fabuleux laboratoire d'étude des mécanismes évolutifs.
Quelques arbres sont caractéristiques des formations xérophytiques comme le Baobab de Madagascar (Adansonia madagascariensis), le Pachypode (Pachypodium rutembergerii), le Tamarinier ou Madiro (Tamarindus indica), le Sakoa (Pourpartia caffra), l'Acacia (Acacia fanresiana), le Prunier de Madagascar ou Lamoty gonogomo (Flacourtia indica), et (Dicoma incana. Cassic sp.), le Flamboyant (delonix regia), Hazomalania sp., arbre au bois imputrescible servant à fabriquer les pirogues, Albizia polyphylla, arbre aux belles fleurs roses et aux grosses gousses, le Palissandre (Dalbergia sp.) au tronc gris claire et aux fleurs blanches et roses, complètent l'ensemble.
Au fond de certaines vallées où coule de l'eau en permanence, ont été plantés des Manguiers (Mangifera indica). Le sous-bois est représenté par de nombreux arbustes comme Cassia occidentalis, Gymnosporia polyacantha, aux épines souvent feuillues, Abrus precatorius aux petites graines noires et rouges, Ziziphus jujuba épineux au feuillage vert sombre ou argenté.
Cryptostegia madagascariensis, arbuste aux fleurs violettes, Citrus sp., Strychnos spinosa, arbuste épineux portant de gros fruits ligneux, Anacardium occidentale aux grandes feuilles coriaces et aux fruits appelés noix de cajou, ainsi que des Galabers (Lantana camàra) se sont installés dans les zones défrichées ou au bord des sentiers. Certaines Euphorbes, Aloès, Agaves, Orchidées (Atigraecum prastaleonis. Bulbophyllum sp.. Sobenikoffia sp.) occupent des zones dénudées souvent a même la roche. Une plante curieuse, Adenia sp. au tronc très large, charnu et renflé à sa base ainsi que certaines lianes comme Poederia grevei ('la Liane qui pue') tissent souvent un filet rendant le sous-bois Impénétrable.
Santé
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  Mieux vaut le dire,
  Il faut avoir une bonne condition physique pour visiter l'île. Les infrastructures hospitalières y sont absentes. En cas de sérieux problèmes, il faut se faire hospitaliser sur l'île de la réunion ou se faire rapatrier en France. Les pharmacies (chaque grande ville en possède au moins une) ne vendent que le strict minimum. Il est indispensable de se munir d'une trousse à pharmacie complète. Mais ne dramatisons pas, il n'y a pas grand chose à craindre sur l'île à l'exception des moustiques. A l'intérieur des terres, l'hiver, la fraîcheur nocturne empêche bien souvent le développement des moustiques. Partout ailleurs, le paludisme sévit toute l'année (surtout sur les côtes). Ne pas prendre de traitement anti paludisme est suicidaire. Un traitement anti paludisme est fortement conseillé. Au retour de vacances, il faut continuer le traitement. Aucun vaccin n'est obligatoire.

Voici le minimum à prendre avant d'entamer son voyage :
- Antipaludisme
- Antidiarrhéique . Et oui, vous avez toute les chances d'attraper la tourista.
- Antibiotique antibactérien à large spectre 
- Antiseptique local  en cas de coupure, éraflure...
- Répulsif moustique
- Comprimés de purification de l'eau  Pratique pour la boisson ou utiliser l'eau nécessaire au brossage des dents.
- Anti-allergique  en cas d'urticaire ou rhume des foins
- Anti-douleurs pour traiter les troubles fonctionnels digestifs
- Anti douleurs et fièvres : paracétamol, ibuprofène ou aspirine.
- Crème solaire pour éviter de faire concurrence aux écrevisses.
- Pansements pour ampoules au pied. Après application, on peut à nouveau marcher !
- Gel lavant antibactérien sans eau. Pratique pour se laver les mains avant de passer à table. Bien souvent le seul moyen de se les laver en dehors de l'hôtel
Cette liste n'est pas exhaustive, elle doit être complétée suivant vos besoins. On peut rajouter des compresses, une bombe anti-moustique (très pratique pour tuer toutes ces vilaines bébêtes dans sa chambre avant de dormir), collyre...
Pensez, le jour de votre départ, à faire don de ce qu'il vous reste à un organisme humanitaire.
Nous conseillons vivement à toute personne désirant séjourner à Diego de s'assurer correctement. Assurance rapatriement, en particulier. Pour les séjours touristiques de moins de 90 jours. Pour des séjours plus longs, contractez une assurance expatrié. La Réunion, juste à côté, est très bien équipée, rien à craindre.
Le remboursement des soins est possible avec la sécu française : il faut se munir d'imprimés ad hoc avant le départ.
Pas de clinique privée à Diego. Pas de maternité. Pas de scanner.
Faute de moyens, les erreurs de diagnostic sont fréquentes.
Climat
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Madagascar (mada) est aussi appelé l'île rouge en raison de la couleur de sa terre. Partout, cette terre latéritique, chaleureuse, est une invitation à la découverte de la flore et de la faune, à pied ou en 4x4.
Madagascar possède un climat tropical divisé en 2 saisons : l'été et l'hiver, la saison des pluies, et la saison sèche. Madagascar ce n'est pas l'Afrique. Pas de température caniculaire, une température moyenne de 20 /22 degré.
Le climat de la Grande Île offre cinq variétés :
1. Au nord et nord-ouest,
2. Sur la côte est, du nord-est au sud-est,
3. La grande région de l’ouest de Madagascar
4. Au centre de l’île, les Hautes Terres
5. L’extrême sud de la Grande Île
L’île subit l’influence des alizés et de la mousson. Il existe deux saisons :
- la saison des pluies (saison chaude) de novembre à avril,
- la saison sèche (saison fraîche) de mai à octobre.
Sous l'effet de la forte humidité atmosphérique et des précipitations abondantes et continues, les températures font preuve d’une étonnante homogénéité le long de la côte. Partout, janvier ou février enregistrent les plus fortes chaleurs. Les mois les plus frais sont juillet et Août. De tout cela résulte la faiblesse de l'amplitude thermique annuelle.
La saison Cyclonique, officiellement de mi-decembre à mi-avril mais surtout de janvier à mars.
  Au nord et nord-ouest
  la région reçoit des pluies annuelles abondantes pendant la mousson, période qui dure de décembre à avril. Le climat est de type équatorial et les températures varient de 15°C à 37°C.
Le climat de Diego est très doux. Température constante toute l'année (25 à 26 °C) avec des pics à 30 °C en décembre-janvier-février (saison humide). Le Varatraza, alizé peu violent, balaye la région d'avril à octobre créant ainsi une climatisation naturelle. Très peu de cyclones affectent la région.
A Nosy Be, pas de crainte, climat doux et chaud toute l'année. Il ne pleut que l'été mais la pluie ne sévit qu'en fin de journée, ce qui laisse tranquille le touriste pour se balader :)
La province d'Antsiranana appartient à la zone tropicale à saison sèche. Toutefois, on y observe d'importantes variations c1imatiques qui portent essentiellement sur le total pluviométrique et la répartition des précipitations. Secondairement, l'altitude introduit des nuances thermiques très sensibles dans le massif d'Ambre (tropical humide) et le Tsaratanana.
  Sur la côte est
  du nord-est au sud-est, règne un climat équatorial très humide et la côte rectiligne est exposée annuellement aux alizés et aux cyclones dévastateurs entre les mois de janvier et mars.
Balayée par la pluie toute l'année (!!) la côte connait la mousson avec des températures élevées dûes à un taux d'humidité important difficilement supportable. La meilleur saison est sans doute septembre à novembre où les pluies sont les moins abondantes.
  La grande région de l’ouest de Madagascar
  l’ouest de Madagascar est moins pluvieuse que la précédente et se caractérise par des savanes étendues à perte de vue. Les températures y varient de 10°C à 37°C.
C'est la côte la plus sèche et la plus ensoleillée. Les pluies, faibles, sont concentrées entre le mois de janvier et d'avril. 
  Au centre de l’île
  les Hautes Terres se trouvent à une altitude qui varie de 1 200 à 1 500 mètres. Le climat peut-être assimilé à un climat de type méditerranéen avec des températures annuelles moyennes de l’ordre de 20°C.
Sur les hautes terres, le centre de l'ile, la région de Antananarivo.
Il pleut de mi-novembre à fin mars et il fait en journée 24/26 degré. La saison sèche, l'hiver donc, de mars à octobre les températures peuvent être très fraîches ! J'en ai fait l'expérience. Prévoir absolument un pull pour les soirées. La température descend facilement vers les 3/4 degré.
  L’extrême sud de la Grande Île
  L’extrême sud de la Grande Île est très sec et les pluies sont rares. L’amplitude thermique est très élevée allant de 6°C à 40°C. Le climat est de type subdésertique.
Au sud, du côté de Tuléar, il ne pleut presque jamais et les températures sont toujours douces voir chaudes.
  Les Vents
  Pour la partie septentrionale de l'île Rouge, les données font apparaître une saison des vents où l’alizé venant d'est-sud-est, appelé le "varatraza" , est exclusif. Cette saison va d'avril à novembre et correspond à la saison sèche. En saison des pluies, les vents ne dépassent pas 25 km/h sauf durant les cyclones, qui constituent le phénomène climatique le plus spectaculaire tant pour la quantité des précipitations que pour la vitesse des vents.
Dans la région de Sambirano et de Nosy-be, le massif du Tsaratanana se présente comme un écran qui détourne le vent vers le nord et le sud. Aussi, les alizés n'y sont-ils pas sensibles, et le régime des vents y est commandé par l'alternance des brises de terre et de mer.
Le varatraza, vent d'est, prédomine partout en toutes saisons. Les vents d'ouest (talio) apparaissent au sol beaucoup moins fréquemment.
La Vanille Malgache
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  L’Or Noir de la SAVA
  Si Madagascar attend toujours d'exploiter ses gisements pétrolifères, il est pourtant un or noir qui lui a valu et lui vaut encore une première place sur la scène mondiale : la vanille. Une première place cependant fortement menacée, pas tant par la production synthétique que par des agissements coupables et réfractaires à toute éthique et tout progrès.
La côte Est malgache est connue pour être la terre de toutes les cultures d'exportation : café, girofle, poivre, letchis... Mais le Nord-Est, et plus précisément le fameux "Triangle Vert" de la SAVA a cependant le privilège d'être le fief de la culture de la vanille. Cette fameuse vanille dite "de bouche" , longue, noire ou brune et fendue ou non fendue dont le parfum entêtant trahit un taux de vanilline exceptionnel, lequel en fait un produit recherché et fort bien coté sur les marchés de l'agroalimentaire, de la pharmacopée ou de l'industrie cosmétique.
Mais encore faut-il pour cela que la production annuelle soit d'une qualité constante voire améliorée, et que l'offre réponde à la demande sans cesse croissante. Ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui. En effet, cet atout dans l'économie malgache est menacé par un ensemble de facteurs interactifs relevant à la fois de la civilisation, du contexte socio-économique, et de la moralité individuelle.
La civilisation d'abord, parce que si les Malgaches sont en très grande majorité un peuple d'agriculteurs, ils se caractérisent aussi par un attachement très prononcé aux traditions. Un conservatisme qui se traduit par la difficulté à diversifier le type de cultures pratiqué et la réticence voire le refus d'abandonner des pratiques agricoles ancestrales pour des méthodes plus contemporaines, mieux adaptées et donc plus rentables.
Le contexte socio-économique ensuite, car la prévalence d'une insécurité financière chronique à peine palliée par un système de crédit mutualiste encore embryonnaire, contraint régulièrement les producteurs à brader leur récolte, ou encore même à la vendre sur pied. De telles restrictions budgétaires inhibent les possibilités d'extension et d'amélioration des cultures, et découragent les nouvelles vocations.
La moralité individuelle enfin, une moralité peu scrupuleuse qui pousse certains opérateurs économiques, aussi bien professionnels de la filière que dilettantes opportunistes, à jouer de la vulnérabilité des uns et des autres et à recourir à des pratiques spéculatives pour le moins honteuses : vols commandités de récoltes sur pied, achats de gousses immatures, procédés artificiels de maturation par coloration ou par enfouissement, chaîne de préparation peu rigoureuse car trop hâtive, etc... Certaines campagnes sont parfois entièrement financées à distance par des opérateurs n'ayant jamais vu une liane de vanillier mais qui, atteints de la fièvre de l'or noir comme d'autres le sont par celle du saphir, vont investir des fonds considérables pour contrôler le processus de la récolte à l'exportation, tout en formulant aux autres intervenants (cultivateurs, préparateurs) des promesses de gains conséquents. Promesses rarement tenues ou, si elles le sont, rarement au prorata des bénéfices acquis.
Des comportements qui ont aujourd'hui pour conséquence le déclin général de la filière de la vanille malgache : en amont, le rendement quantitatif et qualitatif des récoltes est en baisse régulière, en raison de l'épuisement des sols et des méthodes archaïques de culture; au niveau intermédiaire des préparateurs, un manque général de rigueur influe encore sur la qualité des gousses, dont le taux d'humidité au final est trop souvent encore élevé ; et en aval, une vanille maintenant de qualité médiocre voire factice ne peut plus, sur les marchés mondiaux, tenir la dragée haute aux produits concurrents tels que la vanille asiatique ou la vanille de synthèse. C'est ainsi que des cargaisons entières ont été renvoyées par les importateurs, mettant au pilori Madagascar pour son incapacité à respecter les normes internationales. Une incapacité d'autant plus grave qu'elle est le fait de choix parfois volontaires.
  UN BASTION NATIONAL A DÉFENDRE
  Ainsi, comme pour bien d'autres secteurs, la vanille malgache souffre d'une incurie généralisée née avant tout d'un manque de professionnalisme . Un professionnalisme qui passe par la valorisation systématique de chaque étape de la filière, et par une visualisation d'ensemble de cette filière. C'est cet objectif de promotion et de re-dynamisation des filières de cultures d'exportation que s'est fixé un projet UE démarré depuis 1997, à travers des activités de vulgarisation de nouvelles méthodes de cultures intensives. Pratiquées d'abord par petits lots, pour un meilleur apprentissage par les agriculteurs, ces méthodes sont ensuite appliquées sur de plus grandes superficies. L'objectif étant d'obtenir en quantité suffisante une vanille aux meilleures normes internationales : gousse longue de plus de 14 cm, droite, bien sèche et contenant une fois préparée un taux de 1,8 à 2 % de vanilline. En parallèle à ce volet technique, un volet financier tente de promouvoir auprès des agriculteurs le concept de mutuelle d'épargne et de crédit, afin qu'ils puissent subvenir aux dépenses engagées par une campagne sans avoir à dépendre de spéculateurs sans foi ni loi qui n'ont en vue que leurs gains personnels, dussent-ils être ceux d'une seule campagne.
Par cette approche, le projet entend non seulement remotiver les anciens planteurs, leur redonner confiance, mais aussi amener de nouveaux agriculteurs à s'intéresser à cette filière. Car bien que d'autres pays s'essaient à la production vanillière, comme l'Indonésie, le Vietnam ou l'Île Maurice, ils ne représentent pas dans l'immédiat une concurrence importante face à un marché soutenu. En effet, à ce jour les États-Unis restent le plus gros importateur de vanille, laquelle entre en bonne. part dans la composition des fameux "ice-creams" mais aussi dans celle du Coca-cola, la boisson planétaire.
Ainsi, conserver et fortifier ce bastion particulier de son économie et de l'économie mondiale doit constituer pour Madagascar l'un de ses défis essentiels pour le nouveau millénaire. Les opérateurs de la SAVA, premiers concernés, l'ont bien compris. Et pour ce faire, ont organisé un Atelier de la Vanille. Au sommaire de cet atelier : présenter un état des lieux après les dégâts causés par le passage des cyclones Gloria et Hudah, lesquels dégâts ont été estimés entre 20 à 40 % de la production. Malgré cela, la prochaine campagne est annoncée à 800 à 950 T de vanille marchande. Un tel état des lieux avait également pour visée d'harmoniser les tarifs pour la prochaine campagne, en prévision des manoeuvres spéculatives qui répandaient déjà la rumeur que 60 à 80 % de la production était irrécupérable, en vue de faire monter les prix de vente aux acheteurs, tant en transaction interne qu'à l'exportation. Si une telle manœuvre portait ses fruits, des désistements étaient à craindre dans les rangs des acheteurs, qui risquaient d'ouvrir plus grande leur porte à la vanille asiatique et de synthèse, restreignant du même coup un peu plus les débouchés de la vanille malgache. Les opérateurs comptaient également par cet atelier sensibiliser le grand public à ce fleuron non seulement de l'économie mais aussi de l'identité malgache. Ils voulaient saisir également l'occasion d'insister sur la nécessité de poursuivre l'effort de rigueur au niveau des comités de contrôle sur les marchés, pour dépister et écarter sans états d'âme toute vanille immature et donc impropre à la préparation. Et enfin, ils comptent solliciter des techniciens et experts étrangers un encadrement plus pratique des producteurs, à travers une présence plus intensive sur le terrain, afin de pallier toute velléité des producteurs d'exploiter prématurément leurs jeunes plantations ou encore de surexploiter les anciennes. En bref, une action à large spectre, pour affirmer plus que jamais le rôle vital que jouent la SAVA et sa vanille sur l'échiquier économique régional et national de Madagascar. Haingo M. FIDISON en collaboration avec le PAIQ Diego
Le Malgache et son Zébu
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  Une relation jusque dans l'au-delà
Symbole de puissance, de prosperité et de richesse
  Descendant d'une espèce indienne d'aurochs, originaire de l'Afrique, le zébu malgache se caractérise par de longues cornes, une bosse adipeuse au niveau du garrot, une grande extension de la peau sous le menton. Autrefois symbole de la royauté, l'animal reste, aujourd'hui, omniprésent aussi bien dans la vie quotidienne du Malgache, que pendant les périodes événementielles et même dans sa vie de l'au-delà.
Le Malgache s'imprègne de la culture du zébu dès sa tendre enfance, avec les promenades aux alentours du parc à bœufs de la famille. Puis au fil des années, il se familiarise avec ce monde à travers les jeux (kiombiomby), les devinettes, les "ankifidy" (jeu de choix), les contes, les "hainteny" et les proverbes.
Le bœuf à bosse a été introduit dans la Grande ile lors des vagues de migrations au départ de l'Afrique. Son nom provient du mot kiswahili "gnombe", de telle sorte que dans certains de nos dialectes, on l'appelle "aombe" ou encore "agnomby". L’histoire raconte que dans le royaume merina, il ne prit son nom de "omby" que sous le règne de Ralambo (1575-1610). Lors d'un de ses déplacements à Ambohidrabiby, le roi Ralambo vit des "jamoka" (bœufs) sur le point de périr à cause de leur graisse. Il donna l'ordre à l'un de ses esclaves d'en goûter la viande. Attiré par l'odeur de la grillade et la saveur du "trangitrangy" ou bosse qui était "matrafotrafo" (délicieux), il ordonna à ses hommes de rassembler ces bêtes dans un parc. Arrivés au bout de leurs peines, ils s'exclamèrent "omby e ! omby e", ce qui voulait dire "c'est suffisant, tout y est". Et à partir de ce moment, le nom "omby" fut adopté. Sur les Hautes Terres centrales, contrairement aux autres régions, on ne consomma la viande de boeuf qu'à partir de cet instant. Aujourd'hui, la plupart des plats malgaches sont à base de viande de bœufs, tel le fameux "kitoza" ou encore le "varanga". Considéré comme un des meilleurs morceaux avec la bosse, depuis Ralambo, le vodihena (l'arrière-train), est destiné au roi. Celui qui enfreint à cette règle verra sa femme et ses enfants réduits à l'esclavage. Depuis, on réserve cette partie aux parents et aux aînés.
Le zébu représente la puissance et la prospérité. Séduits par cet aspect, les rois en firent leur symbole. A Mahazoarivo Isandra (Fianarantsoa) se dresse une pierre levée à cinq zébus, à l'image des cinq rois qui se sont succédés au trône durant un siècle et demi. Les trois, tournés vers le Sud, ont des cornes longues et des bosses élevées. Ils représentent les rois Ralambovitaony (1710-1730), Ramasimbanonony (1730-1750) et Andriamanalimbetany (1750-1790) qui, de par leur puissance, ont fait prospérer le royaume d'Isandra. Le quatrième, encore orienté vers le Sud, a des cornes et une bosse moindre, incarne Andriamanalina Il (1790-1796) dont le règne a été marqué par un déclin. Le dernier, tourné vers le Nord, correspond à Andriamanalina 111, qui se lia par le sang avec le roi Andrianampoinimerina. La souveraineté perdit toute sa puissance en cette période, aussi le cinquième zébu avait à peine des cornes et une bosse. Andrianampoinimerina, "l'ombalahibemaso", était un grand roi puissant, intelligent, qui voyait loin.
Mais le zébu ne reste pas seulement un symbole. Il sert de référence. Le jeune Betsileo ou le jeune Merina mesure sa force avec celle du zébu en pratiquant le "savika" ou le "tolon'omby". Ce sport violent et dangereux, du genre des tauromachies, pratiqué encore de nos jours, plait énormément à la population. Les jeunes hommes y participent surtout afin de séduire leur bien-aimée. Les Bara, quant à eux, démontrent leur virilité à travers les vols de bœufs.
La possession d'un grand troupeau symbolise la puissance et la richesse. Et pour une demande en mariage, un jeune Bara doit s'amener chez l'heureuse élue avec un zébu "Mazavaloha", lequel sera sacrifié si les négociations aboutissent aux fiançailles.
Pour tout évènement en général, la fortune d'une famille est estimée au nombre de bœufs abattus. Chez les Antandroy, l'élevage est plutôt contemplatif et le troupeau n'a d'utilité que pour les funérailles.
Le Révérend Père Callet dans "l'Histoire des Rois" évoque que si les Malgaches immolent des bœufs, c'est parce qu'ils pensent que l'ombre du mort pousse devant lui celles des zébus, vers le lieu où vont les défunts. Tuer des bœufs pour que leurs ombres soient emportées par le mort, c'est rendre les honneurs d'immolation des animaux. L'ombre de la personne décédée à qui on consacre ces cérémonies, gardera le troupeau là où se trouvent les âmes errants c'est-à-dire à Ambondrombe (à 45 km à l'est d'Ambalavao, Fianarantsoa). Ainsi, pour le Bara, très attaché à ses bêtes, son seul désir, à sa mort, est d'emporter, au moins un zébu avec lui. Chez les Antandroy, on extermine tout le troupeau du défunt pendant la veillée mortuaire qui peut durer des semaines, voire même des mois. La tête de ces bêtes orneront le tombeau. De même, chez les Mahafaly, têtes de zébus et "aloalo" ornent les tombes. Les "aloalo", sculpture racontant la vie du défunt, présentent le dessin de zébus s'il en possédait de son vivant.
Sur les Hautes Terres, on tue trois, quatre bœufs ou plus, selon la fortune de la personne. Les cornes sont suspendues sur une longue perche que l'on plante près du tombeau. Les gens qui passent près de ces édifices pourront se faire une idée de la richesse du mort. La viande est distribuée à toute la population. Durant l'enterrement, d'autres bœufs sont également abattus pour la purification et la "prise de congé" du défunt. Et encore d'autres tout le long de l'itinéraire du convoi funèbre.
  Pour les Vivants et les Morts
  Ainsi, au décès de la reine Ranavalona 1, on a immolé des zébus pendant le passage du convoi funèbre jusqu'à Ambohimanga. Arrivées sur les lieux, 3000 bêtes ont été encore décapitées. Si la population n'a pas été satisfaite, la famille a intérêt à se rattraper après le deuil. C'est le "fiefana".
Mais le plus fascinant dans la culture malgache du zébu, c'est sa valeur spirituelle. Presque dans toute l'île, il est choisi comme animal de sacrifice. De plus, il sert pour les cérémonies de purification. Une union inceste sera régularisée par le "fanalana ondrana" en tuant un zébu auquel tête et queue coupées seront placées inversement. Le rhum, qui traduit la vicissitude de la vie, et le bœuf figurent dans tout repas de communion des vivants et des morts. Invoqués durant le"joro", les ancêtres sont présents et prennent part aux festivités.
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Informations destinées aux étrangers qui envisagent de s'installer à Madagascar.

 

S'installer à Madagascar ne présente pas plus de difficulté que dans un autre pays.

Voir notre page spéciale .  
Balade culinaire
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La cuisine Malgache.

  De nos jours, les trois repas quotidiens se composent d'une assiette de riz accompagnée de viande et des légumes ou brédes. Chaque région à sa spécialité culinaire. Sur les hautes terres, ont peut citer comme plat typique le ragoût de viande de porc aux feuilles de manioc pillées. Sur les cotes, c'est plutôt les poissons et crustacés, le plus souvent préparés avec du lait ou noix de coco et des épices. Les achards de légumes ou rougail de tomate et le piment sont servis à part.
 

 

  Déguster la cuisine locale est l'une des meilleures façons de partir à la découverte d'une région. Les bonnes tables ne manquent pas et ne sont pas forcément les grands restaurants. Des endroits chics de la ville où les prix sont relativement doux par rapport à la qualité des prestations aux gargotes de la place du marché, proposent des plats à petits prix et aux restaurants de moyen standing à la cuisine soignée. Outre la cuisine traditionnelle classique à base de produits du pays accommodés différemment à la façon de la maison, on peut s'offrir le luxe de faire un tour du monde culinaire avec les spécialités françaises, italiennes, indiennes, chinoises, vietnamiennes, etc.
Au gré de l'humeur du jour, on appréciera les plats au coco (poisson, crevettes, crabe, poulet .. ), le cabri massalé ou rôti, le ragoût de mouton.
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  L'artisanat démontre la richesse culturelle de Madagascar.
  Chaque région a sa spécialité.
Antananarivo: la soie sauvage appelée "landibe" qui n'existe qu'a Madagascar, car la larve se nourris d'une plante endémique du pays " le tapia". 
Antsirabé: pierres précieuses et semi-précieuses.
Ambalavao: le fameux papier Antaimoro.
Ampanihy: tapis mohair en poil de chèvre angora.
Ambositra: sculpture et marqueterie (art Zafimaniry)
Nosy-Be: broderie le richelieu
On trouve partout des objets travaillés à partir de la vannerie, cuir, corne, jouets en fer blanc, pierre ornementale, vanille et épices.
  Ne quittez pas Diego .
  Ne quittez pas Diego sans des petites gâteries ou " voan-dalana " pour vos proches et amis tels que bonbons coco, fruits confits, fintsa (bananes sèches), coulis de piment, mangues ou citrons confits. Prenez le temps de vous arrêter un moment devant les bijouteries pour admirer les belles parures en or et pourquoi pas vous en offrir une, uniquement pour le plaisir.
Cultures et Traditions
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Les traditions culturelles:
  La circoncision.
  Une cérémonie particulière pratiquée partout à Madagascar pendant la saison sèche.
Le prépuce coupé est enfoui dans un morceau de banane et avalé par l'oncle maternel.
  Le retournement des morts ( Famadihana).
  Pratiqué pendant la saison sèche de juin à septembre, consiste soit à rapatrier le défunt vers le tombeau familial, soit à exhumer le reste d'un mort pour lui offrir de nouveaux linceuls. C'est un grand moment de liesse qui permet de réunir la famille.
  Le culte des ancêtres.
  Partant du principe que les morts et les ancêtres ont le pouvoir d'aider les vivants. Les morts assurent le lien entre les vivants et Dieu (Zanahary). Lorsque le besoin d'aide se fait sentir on a recours à ce rituel, qui consiste àinvoquer les esprits des défunts qui parlent à travers le possédé qui entre en transe (tromba) pour communiquer des conseils. Cérémonie assortie de sacrifice animal et de prières.
  Le Tsangatsaina.(Province d'Antsiranana)
  Fête collective célébrée tous les 5 ans par des chants et danses accompagnés de sacrifices et prières. Consiste à ériger un mat royal sur lequel est fixé le pavillon du peuple qui symbolise son unité pour renforcer la monarchie.
  Le Tsakafara. (Province d'Antsiranana)
  Rituel célèbre chaque année à une date fixée par le devin, et consiste à demander de l'aide et la bénédiction des ancêtres dans l'accomplissement de certaines actions (constructions, affaires...).
  Le Tromba. (Province d'Antsiranana)
  Sa durée est variable et dépend du problème à traiter. On fait des offrandes aux esprits invoqués, qui se manifestent et dispensent des conseils à travers la vois du possédé..
  Le Moraingy. (Province d'Antsiranana)
  Spectacle populaire qui consiste en lutte traditionnelle. Les adversaires se défient et se choisissent mutuellement selon des codes et rituel précis.
   
   

Proverbes Malgaches

Le riz ( alimentation de bases des Malgaches)

  Mitsaha-menomenona hoatra ny vary sosoa voatondraka, na ny voangory mipaika.
  Cesser de se plaindre, comme le riz en cuisson rajouté d’eau froide, ou comme un hanneton qui s’est heurté quelque part.
  Aza miantsambotsambotra toy ny vary kely an-daona.
  Ne sautillez pas comme un peu de riz au fond du mortier. Dominez-vous, soyez maître de vous-même.
  Tsy nahin’ny sosoa no nitobaka, fa ny mpandoatra no vinitra.
  Si le riz a débordé de la marmite, ce n’est pas qu’il l’ait voulu, mais c’est parce que celle qui le puisait était en colère.
  Ny lainga toy ny vary aloha : mahatra-po, fa tsy mahavita taona
  Le mensonge est comme le premier riz : il vient à point mais il est insuffisant. Le premier riz qui se moissonne en décembre-janvier ne donne qu’une petite récolte.
  Miangolangola manan-drojo ! Zara raha misy hototoina.
  Faire le dégoûté quand on a du bon riz ! Et si vous n’en aviez pas du tout !
  Mena-maso an-daoka, ka manao fatra-maina.
  Avoir honte au sujet de la viande, et ne servir que du riz sec. La honte n’est qu’un prétexte ; le vrai motif c’est l’égoïsme qui fait garder les bonnes choses pour soi.
  Tsy mahafoy vola hamidy takotra, ka manta vary.
  Qui ne veut pas dépenser de l’argent pour acheter un couvercle de marmite mange du riz mal cuit.
  Be faniry, kely fila ; ny vary aloha tsy ataon’ny kamo.
  Beaucoup de désirs, peu de courage (au travail) ; le premier riz n’est pas cultivé par les paresseux.
  Aza mandrao-bary ao an-trano hafa. 
  Ne ramassez pas du riz (tombé) dans la maison des autres.
Vahaza
  Tenim-bazaha tsy miverina indroa
  Les paroles des Blancs ne reviennent pas une deuxième fois
  Vahaza lany mofo, lany zavatra tsakoina
  Un Blanc ayant épuisé son pain n'a plus rien à grignoter
  Aza manao senegaly mahazo baiko
  Ne fais pas comme le Sénégalais qui a reçu un ordre
  Aza manao vahaza mody miady
  Ne faites pas comme des Européens qui font semblant de se battre
L'argent
  Ny fitiavam-bola no volombodin'ny mosavy
  L'amour de l'argent ce sont les plumes de la queue de la sorcellerie.
  Ny vola toy ny vahiny : tonga anio, lasa rahampitso
  L'argent est comme un visiteur : il arrive aujourd'hui et demain il repart.
  Ny be no avy, ny kely no mialoha làlana
  La prospérité viendra, mais il faut commencer par peu de choses.
  Mirediredy toy ny andrian-dany harena
  Radoter comme un noble ruiné.
  Lany harena, lany haingo
  Quand la fortune est perdue, la parure l'est aussi.
  Aza manao fo milafin-karena
  N'ayez pas le cœur conditionné par la richesse.
La Mort et Dieu
  Ny maty aza te-ho maro
  Même les morts veulent être nombreux.
  Andriamanitra tsy omen-tsiny, zanahary tsy omen-pondro fa ny olombelona no be siasia.
  A dieu point de blâme, au Créateur point de reproche, c'est bien d'eux-mêmes que les hommes s'égarent.
  Rafotsibe nita rano ka izay hahasoa taovin'Andriamanitra, na ho rendrika, na ho tafita
  La vieille femme traversant l'eau dit : que Dieu fasse ce qui lui semble bon, soit elle chavire, soit elle arrive de l'autre côté.
L'Union fait la force
  Olon-drery tsy mba vahoaka
  Un seul (litt. : une seule personne) ne fait pas la foule.
  Mita be tsy lanin'ny mamba
  Quand on est nombreux pour traverser la rivière, on n'est pas dévoré par les caïmans.
  Raha olona iray no tsy tia ahy, mitoto koba aho hatavy; fa raha ny be sy ny maro no tsy tia ahy, hisotro tsingala aho ho faty
  Si je ne suis haï que d'un seul, je préparerai de la farine pour m'engraisser, mais si tous me haïssent, j'avalerai un poison pour mourir.
  Institut Nathalie
  Hazo tokana tsy mba ala Un seul arbre ne fait pas une forêt.
  Tsy miady sahala, ka hiady, hisy resy
  Si nous nous disputons pas, nous restons égaux mais si nous nous querellons, l'un sera battu.
  Nify sy molotra, ka ny mahery no afaka aloha
  Des dents et des lèvres, c'est le plus fort qui tombe le premier.
  Aleo halan'andriana toy izay halam-bahoaka
  Mieux vaut être haï du roi que du peuple.
Paroles: De la meilleure facon de parler
  Ny teny marina hoatra ny fia-pary, ka na lava aza, tsy lany hamamiana.
  Les paroles vraies sont comme la canne à sucre que l’on mâche : qu’elle soit longue, elle est douce partout.
  Ny teny toy ny tori-hisatra ; ka tsy ilaozan’ ny manjilatra
  Les paroles sont comme les cannelures du bois, il s’y produit nécessairement des éclats.
  Ny teny toy ny fonosana, ka izay mamono no mamaha.
  Les paroles sont comme un paquet, et c’est celui qui l’a attaché qui le détache aussi.
  Ny teny ratsy fotaka am-baravarana, ka samy manilika ny eo anatrehany.
  Les mauvaises paroles sont comme le bouc devant la porte, et chacun pousse de côté celle qui est devant lui.
  Ny teny toy ny ketsa, ka izay mahalana sosohana.
  Les paroles sont comme les jeunes plants de riz, s’ils sont trop clairsemés on en plante d’autres entre eux.
  Vava soa sakafo, teny ratsy adidy.
  Les bonnes paroles sont une nourriture, les mauvaises une faute.
  Ny vava tsy ambina no ahitan-doza.
  La bouche que l’on ne surveille pas amène le malheur.
  Raha foin’ ny vava, tsy misy raorao ; fa hany raoraon’ izany ny lainga.
  Quand la bouche le dit, il n’y a pas de rugosités (c’est-à-dire il semble que tout est vrai), mais il s’y trouve des mensonges et ce sont là les rugosités.
La Sagesse
  Hendry miady amin'ny adala, ka havizanana no hita
  Un sage qui se dispute avec un imbécile ne récolte que de la fatigue.
  Ny ditra mahafaty, ary ny kiry mahavery
  La mauvaise conduite entraîne la mort, et l’opiniâtreté à l'esclavage.
  Ratsy tokoa ny lainga, fa ny mpandainga aza tsy tia azy
  Le mensonge est bien mauvais, car le menteur lui même ne l'aime pas.
  Am-bavany malefaka, am-pony tsy tia
  Paroles mielleuses mais haine dans le cœur.
  Manaram-po fahazaza, ka maka kitay fotsy volo
  Faire ses quatre volontés dans sa jeunesse et aller chercher du combustible dans sa vieillesse.
  Izay hendry no atao Rangahy
  Ce sont les sages que l'on nomme (OU appelle) Monsieur.
  Tsy avelan'ny ela tsy ho antitra
  Avec le temps, on devient vieux.
La Faute
  Ny fihavanana tahaka ny volon-kotona : hatonina, manalavitra; halavirina, manatona
  L'amitié est comme les algues : quand on s'en approche, elles s'éloignent et quand on s'éloigne, elles se rapprochent.
  Ny fihavanana hoatra ny landy : maty isika, ifonosana; velona itafiana ka ny madilana arahim-panondro
  L'amitié est comme la soie : elle sert à envelopper les morts, à habiller les vivants et quand un fil est trop mince, le doigt le suit.
  Anao aho ka mora; fa raha an'olona aho dia sarotra
  Je suis à vous et c'est facile; si j'étais à un autre, ce serait difficile.
  Fitia mifamaly mahatsara ny fihavanana
  L'amitié réciproque développe la fraternité.
  Mifankatia amin'ny amalona : ka nony sendra tia, nabolilany
  Fraterniser avec une anguille : quand par hasard on l'aime, elle s'esquive.
  Tsy tia ka manaratsy
  Quand on n'aime pas, on en dit du mal.
  Ny fihavanana tsy azo vidina
  L'amitié ne s'achète pas.
  Aza atao fitia varavarana, tiana ihany fa atositosika
  N'aimez pas comme on aime une porte : on l'aime et pourtant on la bouscule.
Le Courage
  Vary iray no nafafy ka vary jato no nojinjaina
  Un grain de riz semé, cent récolté.
  Ny kamo ihany no ho sasatra
  Seuls les paresseux seront fatigués.
  Tsy misy mafy tsy laitra ny zoto
  Avec du courage on vient à bout de tout.
  Aza mitady tany malemy hanorem-pangady
  Ne cherchez pas une terre molle pour y planter votre bêche.
  Antoandro faka ronono ka nilaozan'ny omby nihahaka
  Pour avoir attendu trop tard pour faire la traite, les vaches sont parties.
  Ny valala tsy indroa mandry am-bavahady
  Les sauterelles ne se posent pas deux fois devant la porte.
  Aza ny hafohezan'ny andro no alaina, fa ny halavan'ny taona heverina 
  Ne considérez pas la brièveté des jours mais pensez à la longueur de l'année.

La Montagne des Français
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Ce qu'il faut rapporter  Investisseurs  Cultures et traditions   Presse 

  HISTORIQUE
  Ce massif peu élevé, culmine à 475 mètres au Mont des Orchidées et forme un écran qui diminue notablement la violence des vents de Diego–Suarez. Il est l'un des principaux sites touristiques de la région.
L’appellation malgache d’AMBOHITRANTSINGY remonterai au 14éme siècle. Ce sont les Vasimba (ancêtre de petite taille apparenté aux pygmées) vivant à cette époque qui aurait donné ce nom.
Grand massif karstique, la montagne des français recèle de nombreuses grottes, fissures, failles, et souterrains de toutes tailles ou l’ethnie des Sakalava Anjoaty y honoré leurs morts. Il était tabou pour eux de les enterrer et ils déposaient les corps dans les cavités. Environ six tribus composait l’ethnie, ils vivaient dans une dizaine de petit village autour de la montagne et il est difficile de dire à notre époque quelles étaient leurs us et coutumes. Peut de trace subsiste, et cette pratique a disparu dans la région.
La Montagne des Français a déjà un passé. A la fin du 17éme siècle les pirates de la République de Libertalia passèrent par là, et c'est sur les plateaux du sud que les, derniers éléments Hovas se réfugièrent devant les troupes de Gallieni pour finalement se dispersé dès les premiers coups de canon français.
Il faut attendre le début du 20éme siècle pour avoir une occupation permanente des lieux sur les hauteurs du nord qui dominent la -Baie des Français et le point d’eau de la Bétahitra.
De 1902 à 1914 la légion Étrangère s’installe au sommet de la falaise Anosiravo, et construit par l’intermédiaire de sa compagnie disciplinaire un camp fortifié. Travail de romains sans aucun doute quant on voit les vestiges qui en subsiste; il faut se trouver devant les bâtiments, les fortifications, les murailles encore existantes pour ce rendre compte de la valeur du travail accompli (perçage des tunnels à la main). Puis ce fut au tour des anglais dans les années 40 de renforcer les fortifications. tour des anglais dans les années 40 de renforcer les fortifications. tour des anglais dans les années 40 de renforcer les fortifications. Depuis le site est abandonné, sans entretien. Ces même anglais effectuèrent une expédition en 1943 à l’intérieur du massif, mais aucun écrit n’est resté.
Baptisée Montagne des Français, elle a perdus beaucoup de son importance actuellement.
Actuellement des projets son en cours au sein de l'association Eco-Tourisme Nord pour la création d'un espace naturel et éco-touristique.
  GÉOLOGIE
  C'est un massif constitué à son sommet par des calcaires cristallins dolomitiques du Lutétien (Éocène) souvent déchiquetés, créant un plateau dont l'altitude atteint 470m au Pic des Orchidées. Ces calcaires, aux falaises subverticales, reposent sur un crétacé moyen et supérieur gréso-calcaire et marneux.
Orienté nord-nord-est et sud-sud-est, d'environ 16km de long, avec une largeur moyenne de 7km, il est prolongé vers le sud par deux buttes témoins: le Mont Carré et le Mont Raynaud (Rossi).
Jacques de Saint Ours, au cours de son étude géologique de 1951, a écrit "Des calcaires éocènes de nature lithologique couronnent les hauteurs de la Montagne des Français. Leur hauteur atteint une centaine de mètres au Bararata. Ils forment des blocs très corrodés et percés de nombreuses cavités qui ne sont pas encore connues. Il signale la présence d'un banc pyriteux dans la vallée de la Bétahitra. Sa teneur en souffre serait de 32 à 40 % et de 8 à 10 grammes d’argent par tonne. Il signale aussi du gypse, de la pierre à chaux, et du cuivre matif.
  FAUNE ET FLORE
  Le climat de type tropical sec de la région de Diego-Suarez, est marqué par une très faible pluviosité au cours de l'année (1 000mm) et par un alizé (Varatraza) très important pendant la saison sèche (de mai à décembre). Pendant la saison des pluies, des fortes et très brèves précipitations permettent de remplir les réservoirs naturels de la Montagne des Français.
Les sols calcimorphes caractérisent ces régions. Ils ont une réaction neutre en surface et fortement alcaline en profondeur. Les concrétions calcaires forment un horizon sur lequel repose un horizon argilo-limoneux souvent érodé donnant alors des sols squelettiques. Les fortes températures pendant les journées peuvent devenir des facteurs limitants quant à l'évapotranspiration. Il y a donc un déficit en eau très important accentué par une sécheresse physiologique due au vent. Ces facteurs abiotiques contribuent à donner à ce massif une flore de type particulier.
Quelques arbres sont caractéristiques des formations xérophytiques comme le Baobab de Madagascar (Adansonia madagascariensis), le Pachypode (Pachypodium rutembergerii), le Tamarinier ou Madiro (Tamarindus indica), le Sakoa (Pourpartia caffra), l'Acacia (Acacia fanresiana), le Prunier de Madagascar ou Lamoty gonogomo (Flacourtia indica), et (Dicoma incana. Cassic sp.), le Flamboyant (delonix regia), Hazomalania sp., arbre au bois imputrescible servant à fabriquer les pirogues, Albizia polyphylla, arbre aux belles fleurs roses et aux grosses gousses, le Palissandre (Dalbergia sp.) au tronc gris claire et aux fleurs blanches et roses, complètent l'ensemble.
Au fond de certaines vallées où coule de l'eau en permanence, ont été plantés des Manguiers (Mangifera indica). Le sous-bois est représenté par de nombreux arbustes comme Cassia occidentalis, Gymnosporia polyacantha, aux épines souvent feuillues, Abrus precatorius aux petites graines noires et rouges, Ziziphus jujuba épineux au feuillage vert sombre ou argenté.
Cryptostegia madagascariensis, arbuste aux fleurs violettes, Citrus sp., Strychnos spinosa, arbuste épineux portant de gros fruits ligneux, Anacardium occidentale aux grandes feuilles coriaces et aux fruits appelés noix de cajou, ainsi que des Galabers (Lantana camàra) se sont installés dans les zones défrichées ou au bord des sentiers. Certaines Euphorbes, Aloès, Agaves, Orchidées (Atigraecum prastaleonis. Bulbophyllum sp.. Sobenikoffia sp.) occupent des zones dénudées souvent a même la roche. Une plante curieuse, Adenia sp. au tronc très large, charnu et renflé à sa base ainsi que certaines lianes comme Poederia grevei ('la Liane qui pue') tissent souvent un filet rendant le sous-bois Impénétrable.
La faune de la Montagne des Français est riche en Lémuriens (Lemur coronatus, Lepilemur septentrionalis, Cheirogalus major. Microcebus murinus),'en Carnivores (Cryptoprocta ferox. Galidia elegans), qui sont les Mammifères les plus représentatifs, avec les Oiseaux (Lophotibis critat. Buteo brachipterus, Falco newtoni. Numida meleagris. Turnix nigricollis, Dryoliminas cuvieri. Streptopelia picturata, Oena capensis. Treron australis, Coracopsis nigra, Agapornis cafia, Cuculus rochii. Coua cristata, Centropus toulou. Tyto alba. Otus rutilus, Caprimulgus madagascariensis. Zoonavena grandidieri, Merops superciliosus, Eurystomus glaucurus. Leptosomus discolor, Upupa epops. Mirafra nova. Notacilla flaviventris. Hysipetes madagascariensis. Copsychus, albospecularus, Nesillas typica, Cistiocola cherina.newtonia brunneicauda, Terpsiphone mutata, Nectariria souimanga. Zosterops maderaspatana, Calicaliucus madagascariensis, Vanga curvirostris, Curviostris, Falculea palliata, Leptoterus chabert .Dicrurus forficatus, Corvus albus, Ploceus sakalava, Foudia rnadagascariensis).
La faune cavernicole doit être étudiée car elle présente certainement des particularités tout à fait étonnantes. Dans certaines anfractuosités, on trouve des Mygales, des mollusques terrestres, et de nombreux autres invertébrés.
La Montagne des Français est un lieu de tourisme apprécié. Elle constitue un outil pédagogique intéressant (géologie, stratigraphie, faune et flore), pour les enseignants des écoles et lycées de Diego-Suarez. Elle est aussi un réservoir permanent d'eau (rivières d'Andavakoera, d'Antsoa, de Betahitra, d'Anosiravobe) pour la région, réservoir menacé par la déforestation massive perpétrée par les villageois situés à la périphérie de la Montagne des Français.

Presse sur Diego-Suarez

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  2000 SOCIÉTÉS CREEES EN MOYENNE PAR ANS
Revue de l’Océan Indien Madagascar 
  La plupart des grands investissements sont à capitaux étrangers. " Rien d'étonnant, affirme-t-on, car les possibilités pour les nationaux de concrétiser leurs projets sont réduites ". En son temps, pourtant, le Code des Investissements leur a permis de se lancer dans les PME / PMI. " C'est grâce à ce régime que Normatel, qui produit des matelas en mousse et SFPA des clous, entre autres, ont été créées ", souligne le Directeur inter-régional de l'Industrialisation.
Si on se réfère aux statistiques de création de sociétés, on constate une volonté d'investir. En moyenne 2 000 entreprises voient le jour annuellement. " Mais souvent, celle-ci se solde par un échec, constate Beby Raharimanana, Directeur inter-régional de l'Instat. Faute d'encadrement technique, la durée de vie de ces unités varie autour de deux ans." Des organismes d'appui proposent des formations mais les antsiranais manifestent peu d'enthousiasme à s'associer. Or les programmes ne s'adressent qu'à des groupements. " Ici, c'est plutôt le règne du chacun pour soi, nous explique-t-on, notamment au niveau des nationaux, si bien que toute idée de plate-forme de concertation et de défense des intérêts ne fait pas long feu ", renchérit un jeune opérateur. On préfère agir seul en catimini auprès des relations et obtenir ainsi des passe-droits.
La balle est certes dans le camp de l'administration si l'on souhaite une plus grande participation des nationaux. Toutefois, force est de reconnaître que ces derniers ont encore fort à faire pour réussir, à l'instar des vrais investisseurs étrangers dont les qualités d'entrepreneur sont plus souvent reconnues. Les Malgaches n'ont pas de culture d'entreprise.
  Edmond RALAIARINDIMBY et Jean-Yves MORVAN (DG Compagnie Salinière de Madagascar)
  Les acquis de la croissance économique de ces dernières années sont bien visibles (forte croissance du parc automobile, apparition de la sous-traitance pour les grandes entreprises, boom des constructions neuves et des réhabilitations, adoption rapide de la micro informatique et des moyens modernes de télécommunications dans les entreprises...) mais les opérateurs économiques s'inquiètent de la façon dont sera effectivement mise en place l'autonomie des provinces (fiscalités locales et échelon décisionnel supplémentaire). Enfin, les dommages causés par les récents cyclones dans la région SAVA vont pénaliser pendant plusieurs années certaines cultures (riz dans la cuvette ensablée d'Andapa et vanille dans l'arrière-pays d'Antalaha).
Parions que la province de Diego, malgré son relatif enclavement par rapport au reste de Madagascar, saura tirer parti de ses spécificités pour garantir à ses habitants un 21ème siècle prospère. !
  LES DEUX VOCATIONS DE L’ALLIANCE :
Laure de HARTINGH Ancienne Directrice de l'Alliance franco-malgache d'Antsiranana
  Accueillir d'une part. Les idées, les individus, les communautés, les écoles. Chacun y est reçu dans sa spécificité.
Impulser et encourager, d'autre part, ce dans le respect de la volonté, de l'autre. On ne force pas la logique d'un pays ou d'une culture. Démarche insensée autant qu'inutile. C'est pourquoi elle est avant tout lieu d'échange et de confrontation.
Notre souhait est que tous s'y sentent écoutés, voire entendus (!), l'altérité devenant ici invitation au dialogue.
  DE JOFFRE AU DÉBARQUEMENT ANGLAIS
Revue de l’Océan Indien Madagascar
  Objet de tant de convoitises au cours de l'Histoire et au fil des siècles, la baie de Diego, après bien des péripéties, dont l'épisode aujourd'hui controversée de la République de Libertalia, cessa d'intéresser pirates, missionnaires, négociants et armées de conquête, jusqu'à ce que la France en prit possession en décembre 1884, au terme d'une expédition militaire placée sous l'autorité de l'Amiral Miot.
Le Maréchal Joffre, dont le buste veille aujourd'hui sur l'entrée de la rade de Diego, se vit confier en février 1900, les fortifications de la baie. Colonel à l'époque, il mit en place les forts d'Orangea, Ankorika, Cap-Diégo, Andrakaka, Windsor-Castle, Anamakia et Anosiravo. Parallèlement, le port de commerce et l'arsenal de la marine se développent.
Diego a rendez-vous avec la 2ème guerre mondiale en 1942, quand les Britanniques, craignant que la baie ne passe sous le contrôle de l'armée impériale japonaise, ont pris les devants en venant occuper le port. L'administration coloniale, on le sait, était restée fidèle au gouvernement du Maréchal Pétain. Aussi, Winston Churchill décida-t-il de prendre de vitesse les Japonais et monta une opération baptisée "Ironclad" à partir de Durban. L'armada britannique lancée à la conquête de Diégo en avril 1942, comptait d'importants bâtiments, dont un cuirassé, deux croiseurs, deux porte-avions, 45 destroyers, dragueurs de mines, corvettes, transports de troupes, deux pétroliers, un navire-hôpital et six bâtiments d'assaut. Douze régiments et un escadron de blindés complétaient cette force impressionnante qui débarqua à l'aube du 5 mai 1942, pour frapper par surprise les unités françaises, sur terre, par mer et dans les airs. Les avions français furent neutralisés au sol, tandis que les bâtiments navals furent torpillés. Les fantassins britanniques firent leur entrée à Diego le 7 mai, après des combats très acharnés. 121 Anglais et 171 Français périrent dans ces affrontements.
Refusant de capituler après cette prise de Diego, le gouverneur général Annet voit Ies Britanniques débarquer à Mahajunga le 10 septembre, avant d'occuper Antananarivo, cette fois-ci sans combats !
Les pétainistes vaincus, le gouvernement britannique remettait à la France libre l'administration de Madagascar.
La ville de Diego a gardé les traces de cette page de son Histoire.
Ainsi, les Anglais ont élevé une pyramide de pierre à l'entrée de la ville, sur la route d'Anamakia, qui a été le théâtre des combats les plus violents. En outre, le cimetière militaire anglais de la ville de Diego compte plus de 300 tombes de soldats britannique, indiens et africains, tombés dans cette " guerre franco-britannique " comme les Malgaches l'appellent.
Devenu base navale française jusqu'en 1974, Diégo, baptisée Antsiranana depuis, a gardé sa vocation militaire et est resté un dispositif important dans le complexe aéronaval non seulement de la Grande Île, mais de tout le bassin du Sud-ouest de l'Océan Indien.
  GISEMENTS AURIFÈRES, LAC SACRE ET UNE LONGUE HISTOIRE
Revue de l’Océan Indien Madagascar
  Ambilobe et ses environs n'abritent Pas seulement des curiosités touristiques, mais aussi des lieux que l'Histoire n'a pas oubliés et des faits que la mémoire a retenus... Ainsi, à mi-chemin entre Antsiranana et Ambanja, et passage obligé pour passer d'ouest en est, vers Vohémar, Ambilobe est un riche carrefour où rien ne laisse indifférent!
L’or qui a toujours attiré aventuriers et autres chercheurs en quête de bonne fortune, n'est pas rare dans cette région ! Andavakoera par exemple vit naître une véritable légende. Celle de Mortages qui y trouva un gisement d'où il put extraire jusqu'à cent kilos de métal jaune par mois ! Arrivé à Diego pour une simple escale au début du siècle dernier, au retour du Tonkin où il a effectué son service militaire, Mortages ne remonta pas à bord. Il resta à terre, s'installa à Antsiranana et se mit en tête de faire fortune dans cette région. Il avait à peine une vingtaine d'années quand il prit cette décision. Fortune faite, le riche et jeune Mortages partit en France pour assouvir un rêve d'enfant. Avoir une vraie locomotive et parcourir toute la France en chemin de fer ! Ce dont il ne se priva pas. Rentré à Antsiranana, il fit don à la ville, du bel hôtel de la Marine, aujourd'hui menacé de s'effondrer et laissé depuis à l'abandon...
Mais la région, c'est aussi son fameux lac sacré et sa population de sauriens, près d'Anivorano. Caïmans et humains s'y retrouvent en toute quiétude à l’occasion d’un véritable rite, célébré sur les berges du lac. Un bœuf est sacrifié à cette occasion et ses entrailles sont offertes aux crocodiles qui peuplent le lac. Tout le cérémonial se déroule dans le calme et les réjouissances se passent sans le moindre incident. Une légende veut qu'à la place de ce lac, se trouvait autrefois un village aux mœurs très peu hospitalières. Les habitants refusèrent un jour de donner de l'eau à un voyageur de passage, à l'exception d'une vieille femme qui le prit en pitié. Doté de pouvoir de sorcier, le voyageur jeta l'anathème sur les villageois, en annonçant que le village sera submergé dans un déluge et ses habitants transformés en caïmans. Sa prédiction se réalisa peu de temps après son départ. Seule la vieille femme généreuse échappa au sortilège, car elle fut secrètement avertie par le voyageur.
Mais Ambilobe est aussi étroitement lié à l'histoire des Antakarana, qui peuplent l'extrême nord malgache jusqu'au Cap d'Ambre. L'histoire admet que ce peuple descend d'une fraction sakalava émigrée au XVIlème siècle vers le Nord, sous la conduite de l'un de ses chefs, du nom de Kozobe. La création du royaume antakarana reviendrait au Roi Andriantsirotso, petit-fils de Kozobe, dont le règne commença au début du XVIIIéme siècle. Son fils Lamboina, pour sa part, régna dans la seconde moitié du XVIIIéme siècle. Les Antakarana subissaient la suzeraineté des Sakalava, mais à la mort de Lamboina (1790 ou 1800), Tehimbola se rebella contre cette domination sakalava et refusa de prendre le deuil au décès de la Reine du Boina, Ravahiny, contemporaine d'Andrianampoinimerina. En représailles, Tsimaloma, successeur de Ravahiny, partit en campagne contre les Antakarana pour laver cet affront. Après la suzeraineté sakalava, les Antakarana acceptèrent la suzeraineté merina. Tsialana I (1809-1822), successeur de Tehimbola, reçut Radama I dans son village d'Ambatoharanana.
On sait que Tsimiaro, fils de Tsialana, tenta de reconquérir son indépendance et engagea des batailles contre les garnisons merina entre 1 835 et 1838. Comme son ancêtre Tehimbola, il trouva refuge au cœur de l'Ankarana, dans la grotte d'Ambatosahana.
La longue histoire des Antakarana ne s'arrête pas évidemment là. Mais ses moments les plus glorieux ont été écrits de Lamboina à Tsialana.
  UNIFIE ET PURIFIE
Hajasoa Randriamahazo Revue de l’Océan Indien Madagascar
  Si l'alcool ainsi que la viande du zébu immolé, le "nofon-kena mitam-pihavanana" sont offerts à l'assistance pour marquer la solidarité et l'union de la population, l'ombre du zébu et l'odeur de l'alcool sont pour les ancêtres. Le sang qui représente le flux vital est recueilli dans une marmite en terre. Car la terre est la mère nourricière. De même, les serments se font en immolant un zébu. Ces rites se pratiquent jusqu'à nos jours, lors des inaugurations, des poses de pierres, des purifications...
Et toujours dans cette foulée spirituelle, les "ody" (remèdes sacrées), les reliques, l'eau sont gardés dans des cornes de zébu.
Aujourd'hui, la culture du zébu persiste, ne serait-ce qu'en partie. Beaucoup de Malgaches placent leur capitaux dans le zébu. En posséder est synonyme de réussite dans la vie sociale, notamment en milieu rural. Le taureau à longues cornes figure encore sur nos billets de banques et pièces de monnaies.
  MARIAGES DE DISPARITÉ DE CULTE
Revue de l’Océan Indien Madagascar
  Signe des temps ou illustration de cette ouverture : les étrangers affluent et ils sont bien accueillis. Leur cohabitation avec la population locale semble ne pas poser de gros problèmes. "A preuve, il n'y a jamais, contrairement aux autres localités, des OPK (opérations karana ou pillages des biens des indiens), nous explique-ton. Toutefois, une frange de la population souhaite que nos autorités soient plus sélectives.
" Notre pays n'est pas un centre de bienfaisance, à nous d'influencer le courant en se fixant des buts et des critères ", argumentent-ils.
Catholiques, protestants, luthériens, anglicans, adventistes et musulmans se tolèrent, se respectent mutuellement et réciproquement. Et, on assiste même à des mariages de disparité de culte, c'est-à-dire entre musulmans et chrétiens.
Tout cela constitue l'âme de la capitale de cette province du Nord de Madagascar. Même si l'on n'y fait qu’un bref séjour, on gardera le souvenir d'un peuple fier. Il reste digne même dans la pauvreté. Une des raisons certainement pour laquelle on ne verra jamais des mendiants errer dans les rues de la ville. Quelle que soit sa condition sociale, on soigne particulièrement sa mise. D'ailleurs, dans cette partie de la Grande Ile, femmes et hommes aiment se parer de bijoux. L'accueil est partout chaleureux et spontané. Le premier contact est déterminant. Le chauffeur de taxi qui vous ramènera de l'aéroport en ville se propose gentiment de vous trouver une chambre d'hôtel selon vos exigences ou de vous emmener faire le tour de la ville ou de vous conduire à Ramena le week-end.
  REFLEXIONS SUR LE DIEGO MYTHIQUE
Jacques FOLCO ROZAND Ancien directeur de l'Alliance franco-malgache d'Antsiranana
  Comme on peut le constater aisément en une seule descente de la rue Colbert, Diego suscite un engouement sans répit auprès d'étrangers aux profils divers : jeunes gens attentifs à se conformer au style baroudeur clintonien qui s'impose, le skateboard en moins, pour l'instant ; retraités intrépides, ayant jeté la cravate aux orties et prêts à toutes les aventures susceptibles de leur faire oublier le coût des années passées pour enfin amerrir ici, coopérants encore émoustillés par leur changement de standing, humanitaires à la mine et au regard avertis, affairistes à la curiosité gourmande, butineurs de plantes aromatiques. Certes le site exceptionnel de la ville, mérite le détour ; certes tout incite ici aux robinsonnades et aux folles équipées, certes la population reste en majorité francophone et souvent francophile, marquée par l'histoire coloniale : certes ces tropiques là sont ils plutôt généreux et peut t - on y rêver d'y vivre chichement, mais tout cela ne suffit pas à expliquer le phénomène magnétique de ce havre supposé pour pirates et thoniers au repos, chercheurs d'or et hardis négociants, tant son aspect a l'air plutôt conforme a celui de bien des villes à la fois provinciales, portuaires et tropicales.
Tous ces gens, qui n'ont pas tous raté le bateau, conformément à la légende, ont tous lorsqu'ils arrivent l'air affairé de qui se prépare à créer l'événement, sorti d'une gravure romantique revisitée par Daumier, qui peu à peu se raréfie, soit dans la fatale moiteur des langueurs océanes soit dans l'épuisement de démarches labyrinthes, soit dans une subite et implacable attaque de lucidité. Quand ils rêvent debout, surtout ne les réveillons pas; après tout l'avenir sourit aux rêveurs audacieux et appartient souvent aux entreprises têtues ! Contrairement à ce que prétendait Max Jacob tout le monde "ne meurt pas d'un coup de pittoresque" !
A dessein, je n'ai pas évoqué le sourire et la grande tolérance apparente de la population locale qui depuis plus d'un siècle sait qu'une source importante de son gagne pain vient de sa capacité à dorloter les dormeurs debout. Mais il faut à ceux-ci beaucoup de temps et de sagacité à la fin du rêve pour commencer à vraiment aimer et comprendre une réalité complexe, aux subtiles mélanges et contradictions dans un contexte plus difficile qu'il y paraît et qui font le vrai charme de Diego.
Le premier chaînon du mythe vient de l'immensité apparemment déserte qui borde l'immensité océane : pur mirage ? Immense sûrement, libre? c'est à voir ! quant au désert !... demandez aux pêcheurs, cultivateurs, charbonniers, militaires, et discrets propriétaires qui tracent une infinité de sentiers dans le maquis. Sans compter qu'il n'est pas facile d'accéder de nos jours à la propriété pour un simple quidam ! Le deuxième est la douceur de vivre : la vie sous le soleil comme les femmes en ce pays sont apaisantes comme le vent ou terribles comme le cyclone. Il fait voir ici l'âme souple d'un filao, la force tranquille d'un badamier et la prévoyance d'un cocotier pour durer face aux alizés : encore faut-il s'implanter là où désespère le charbonnier et le fauteur de plages !
Cela n'est pas innocent si une histoire de corsaires, concoctée par le romancier Daniel DEFOE sûrement inspirée par une lointaine actualité, a trouvé justement à Diego sa réalité, sa légende, son berceau. La très belle utopie du Libertalia n'aurait jamais pu être plus vraie que lovée dans une des criques de la baie, sous la protection de la Montagne des Français, face au pain de sucre emblématique.
  ORIGINE DU NOM
Extrait du " Guide Gallimard " Madagascar
  Antsiranana (là où il y a du sel), qu'on appelle également Antseranana (là où il y a un port), accueillit probablement, dès le Xème siècle, des commerçants arabes et comoriens venus troquer du khat contre des esclaves et de la cire auprès de la population Antakarana d'Antomboka, premier nom d’Antsiranana. Puis, en 1500 et 1506, elle reçut la visite, moins pacifique, de deux flottes portugaises commandées respectivement par Diego Diaz et Fernand Soares. C'est à ces deux amiraux que la ville et la baie doivent leur nom européen de Diego-Suarez appellation que nombreuses personnes préfèrent garder.
  DIEGO : Synthèse de différents guides touristiques
  Ville de Madagascar et chef-lieu de la province homonyme, Antsiranana fut, sous le nom de Diego-Suarez, (la population locale continue à l'appeler ainsi) un comptoir commercial actif dès avant la période coloniale. L’agglomération s’est développée dans un site portuaire magnifique : une presqu’île s’avançant dans l’une des plus belles rades du monde, ouverte sur l’océan Indien par une passe étroite. La ville elle-même est située sur un plateau dominant le rivage d’une vingtaine de mètres. Elle offre le plan régulier des villes coloniales : rues parallèles ou rayonnantes, disposition en damier des quartiers malgaches où dominent les cases en tôle ou en matériaux ininflammables qui limitent les incendies, fréquents en saison sèche. L’agglomération occupe dans l’île une position excentrique, dans une région difficile d’accès est complètement enclavée derrière les hautes montagnes du Tsaratanana (point culminant de Madagascar, le Maromokotra, 2 876 m). La ville possède depuis 1977 un centre régional de l’université de Madagascar.
Le succès touristique de la rade reste cependant tributaire d'un accès particulièrement difficile. La RN 6 partant d'Ambondromamy ne se prête à la circulation que cinq mois sur douze. Encore qu'il faille alors aux automobilistes parcourir des centaines de kilomètres de piste bordée de précipices et constamment menacée par les éboulements. La solution la plus sage demeure le trajet aérien. D'autant plus agréable que, tous les jours, Diego est desservi par des vols venant d'Antananarivo, de Tamatave, de Sambava et de la célèbre île de Nosy-Be.
Capitale de l'extrême Nord, Diego demeure très isolée, et la ville diffère de toutes les autres cités du pays par sa population (estimée à 80 000 hab.) cosmopolite. Diego abrite en effet les derniers Arabes de Madagascar, les derniers « Créoles » (métis d'Européens ou Européens installés depuis plusieurs générations), les derniers descendants directs et non métissés des immigrés indiens d'antan, le tout rassemblé dans une osmose ethnique de « Malgaches du nord ». Dans les rues en damiers, les types humains sont plus hétéroclites que nulle part ailleurs : des femmes voilées, des Blancs et des Jaunes, des Noirs et des Indiens. Autre différence : le cadre de vie.
Le quartier dit «arabe » allie les cases aux toitures en terrasses, tandis que les hauts bâtiments des quartiers indiens sont nantis de portes massives et sculptées. Le flegme des antsiranais est légendaire.
Au nord de la ville, une vieille route défoncée suit la rade, surplombée par le massif de la montagne des Français, ainsi appelée en souvenir des premiers occupants de la base militaire en 1885. Au sud de la rade, un pain de sucre se dresse dans la mer, réputé sacré. Des zébus sont sacrifiés, des vœux formulés dont les témoins matériels restent accrochés aux buissons - des carrés de voile blanc. Au bout de la route, aménagée naguère pour les militaires Français, la belle plage de Ramena avec son village de pécheur et les cases de week-end des antsiranais.
  LE SECTEUR INDUSTRIEL
Révérend Père Robert JAOVELO-DZAO Docteur en théologie
  L'ossature de base productive industrielle de la zone Antsiranana-Ouest est formée par une dizaine d'unités qui totalisent près de 7.000 emplois et réalisent un chiffre d'affaires estimé à 55 milliards de Fmg. Les SIRAMA d'Ambilobe et de Nosy-Be produisent 51 % du sucre malgache. Les deux unité sucrières réalisent une valeur productive globale de 30 milliards de Fmg.
La SECREN réalise un chiffre d'affaires de plus de 5 milliards de Fmg, emploie 1.200 cadres, ouvriers et employés, et distribue 2 milliards de masse salariale.
Malgré sa crise actuelle de croissance, la SCIM va vers l'intégration régionale avec l'utilisation du coco de Sambava. En matière de savonnerie et d'huilerie, elle produit une valeur annuelle de 1.560 tonnes.
La CONSALMAD ou Compagnie Salinière de Madagascar est une société en expansion avec une production de 50.000 tonnes de sel par an, en moyenne, dont 25% sont exportés et le reste écoulé sur le marché intérieur. Elle emploie 200 personnes et réalise un chiffre d'affaire de près de 3milliards de Fmg.
La brasserie "STAR" d'Antsiranana, dont le chiffre d'affaires s'élève à 5 milliards de nos francs s'est lancée dans la privatisation et promet des perspectives de développement. Elle assure l'emploi de 100 personnes et distribue 150 millions de salaires et primes. Sa production de bière a été de 35.000 hl en 1989.
Les autres unités industrielles qui comprennent la distillerie d'Ambilobe, la tannerie d'Antsiranana, les établissements Millot, Coroi, et la Kafema contribuent à valoriser les produits de la région spécialement les peaux de zébus, le sucre de la Sirama, le café et d'autres produits à valeur marchande à Ambanja.
  2000 SOCIÉTÉS CREEES EN MOYENNE PAR ANS
Revue de l’Océan Indien Madagascar 
  La plupart des grands investissements sont à capitaux étrangers. " Rien d'étonnant, affirme-t-on, car les possibilités pour les nationaux de concrétiser leurs projets sont réduites ". En son temps, pourtant, le Code des Investissements leur a permis de se lancer dans les PME / PMI. " C'est grâce à ce régime que Normatel, qui produit des matelas en mousse et SFPA des clous, entre autres, ont été créées ", souligne le Directeur inter-régional de l'Industrialisation.
Si on se réfère aux statistiques de création de sociétés, on constate une volonté d'investir. En moyenne 2 000 entreprises voient le jour annuellement. " Mais souvent, celle-ci se solde par un échec, constate Beby Raharimanana, Directeur inter-régional de l'Instat. Faute d'encadrement technique, la durée de vie de ces unités varie autour de deux ans." Des organismes d'appui proposent des formations mais les antsiranais manifestent peu d'enthousiasme à s'associer. Or les programmes ne s'adressent qu'à des groupements. " Ici, c'est plutôt le règne du chacun pour soi, nous explique-t-on, notamment au niveau des nationaux, si bien que toute idée de plate-forme de concertation et de défense des intérêts ne fait pas long feu ", renchérit un jeune opérateur. On préfère agir seul en catimini auprès des relations et obtenir ainsi des passe-droits.
La balle est certes dans le camp de l'administration si l'on souhaite une plus grande participation des nationaux. Toutefois, force est de reconnaître que ces derniers ont encore fort à faire pour réussir, à l'instar des vrais investisseurs étrangers dont les qualités d'entrepreneur sont plus souvent reconnues. Les Malgaches n'ont pas de culture d'entreprise.
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